Boussenac

 

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8 - Boussenac

 

Nous allons visiter le vaste territoire de la commune de Boussenac en deux excursions :

    a - Les hameaux de Boussenac et de la Soulelha.

    b - Entre le col de Caugnous et le col de Port.

Boussenac fut une des deux seigneuries de la vallée de Massat. On l'appelait la seigneurie de Boussenac et parfois de Boussenac et Laffitte. Aujourd'hui, la mairie de la commune se situe au hameau d'Espiès.

 

a - Les hameaux de Boussenac et de la Soulelha :

Une borde sur le versant de la Soulelha. Malgré une chute récente de neige, cette dernière a déjà fondu. De l'autre côté de la vallée, on aperçoit le pic de la Journalade (1945 m), le pic de Bernes (1672 m) et le pic des Trois Seigneurs (2199 m).
photo n°1

Cette région de la vallée de Massat est celle qui a la plus grande concentration de hameaux. Les raisons en sont simples : son exposition et la proximité des villages de Biert et de Massat. En effet, nous sommes situés sur le versant sud du massif de l'Arize dont certaines arêtes qui descendent des sommets, se terminent en croupes suffisamment larges pour y permettre une agréable implantation de l'habitat. Ce versant est appelé la Soulelha, dont l'origine du terme vient de soleil (versant exposé au soleil, au sud). De plus, les pentes sont assez modérées. Il est bien évident qu'une exposition au sud eut plusieurs avantages, surtout pour les premiers hommes de la vallée. Une fois ces vastes zones défrichées, le soleil servait de chauffage naturel pour l'homme mais également pour les cultures. A cause d'un climat autrefois plus froid, les montagnes étaient plus souvent recouvertes de neige. Une exposition au soleil permettait alors de faire fondre la neige plus tôt et de gagner du temps sur la croissance des cultures. Bref, les anciens ne s'y étaient pas trompés. Après avoir pris possession de la vaste étendue plane autour de Massat et de Biert, cette zone semblait être la plus favorable pour l'extension humaine.

Voir la carte de l'implantation des populations dans la vallée de Massat

Nous allons à présent, parcourir cette magnifique zone, d'où la vue sur la vallée le Massat est l'une des plus ouvertes. N'oublions pas également, que d'ici, la vue sur les hauts sommets qui nous entourent est la plus belle et la plus étendue de la vallée.
Ce qui peut surprendre le visiteur par rapport au reste de la vallée de Massat est que cette partie possède très peu de  de croix, d' oratoires et autres symboles de la foi catholique.

Deux jolies habitations du hameau de Barous.
photo n°2

Notre parcours débute au col de Caugnous à 947 m d'altitude. Nous partons vers l'ouest . En empruntant la route départementale 618,  nous perdons un peu d'altitude. La route suit les nombres courbes du versant sud du massif de l'Arize. Nous laissons une première petite route qui monte au hameau de Coudou, avant d'atteindre Bomprat (le bon pré). Les maisons, peu nombreuses sont situées en bord de route.

Depuis les environs de Barous, la vue s'étend jusqu'aux crêtes du massif des Trois Seigneurs, blanchies par les premières neiges de ce début d'automne.
photo n°3

 

 

 

 

Peu après, nous prenons le chemin qui passe le Péré (terme qui signifie le poirier) et se termine à Barous, dont les habitations sont situées peu après la fin de la route, en léger contre bas. L'endroit est calme et bien situé sur une petite crête. Nous revenons ensuite sur nos pas pour rejoindre la route principale et prendre le chemin, peu après, qui conduit aux Eycharts (terme qui signifie les terres défrichées). La particularité de ce hameau est qu'il s'étire sur les pentes douces d'une large crête. L'habitat y est un peu plus concentré, dû à sa bonne position.
 

Voir le panoramique depuis le hameau de Le Péré

 

Bordes (granges) du hameau des Eycharts.
photo n°4

Une fois de plus nous revenons sur nos pas pour rattraper la RD 618 et atteindre le Col du Four à 923 m d'altitude. C'est un lieu où vous pourrez acheter du fromage de vache et de chèvre auprès de ceux qui vivent ici toute l'année. D'ici, il est possible de rejoindre l'ancienne métairie de Soualeu et poursuivre jusqu' à Pissou, Jau et Fourgarol.
Toujours du col du Four, nous continuons en direction de Massat. Juste après, dans un virage, un pont enjambe le ruisseau de Labésou. C'est ici, quelques mètres en amont, que se situent les ruines du moulin à farine d'Espiès. Son accès est difficile à cause de l'épaisse végétation qui en défend le passage. Un peu plus loin, nous laissons, sur notre droite, le chemin qui atteint les Bels, avant de passer
Espiès, où se situe la mairie ainsi que la seule épicerie de la commune. De là, une route sur votre gauche, vous mènera au Touron de Bastouet, Gaydot, la Serrette et Pastres (les bergers). Peu après Espiès, nous empruntons la route qui mène à Boussenac et les Arils. Les chemins qui mènent aux nombreux hameaux de cette partie de la  vallée sont pratiquement tous des impasses. Nous laissons la Rouqueille, Barlique et Castoulères à droite,  puis Laffitte, Mille et la serre de Colle, avant d'arriver à Barthet.

 

Maisons du hameau de Boussenac, exposées plein sud pour profiter du soleil le plus longtemps possible.
photo n°5

A ce niveau, nous prenons la route qui rejoint Boussenac, terminus de cette branche, après avoir passé le Par et Saint-Pey (Saint-Pierre). Tout au long de ce parcours, la vue sur le massif de la Journalade est magnifique. En arrivant à Boussenac, on s'attend à un village, puisque la commune porte son nom. Mais il n'en est rien car nous sommes dans un hameau guère plus grand que les précédents. En descendant dans le hameau, on peut arriver à Abéla, ou bien en montant, au Carol (le rocher), terminus des routes.

- Hameau des Bayles -
Les maisons ont été construites les unes accolées aux autres.
photo n°6

 

Nous allons revenir au niveau de Barthet et emprunter le chemin qui monte tout d'abord à Branceit. Deux épingles à cheveux nous permettent de nous hisser jusqu'aux Bayles (baile = chef des travailleurs, des bergers. D'autres y voit les bouilleurs de cru). La vue est de plus en plus belle sur la vallée et la crête frontière avec l'Espagne. Plus à l'ouest, le Mont Valier domine les lieux. Plus proche de nous, le versant nord du massif des Trois Seigneurs est protégé par une barrière rocheuse. Il domine la haute vallée de l'Arac.

- Hameau de Mongéraud -
Une première rangée d'habitations cache le soleil à ces maisons. En hiver, la neige tombée, peut alors y rester longtemps.
photo n°7

 

Au niveau du hameau du Magret, nous rejoignons Montgéraud . D'ici, la vue est superbe. Au delà, il n'y a plus d'habitations. Quelques granges d'altitude se perdent dans les pentes de la Ruère de Campets (la rouvraie des petits champs), au milieu des prés et des forêts. Pour ceux qui désirent marcher un peu, il est possible d'atteindre les crêtes de la Ruère, d'où la vue est encore plus étendue.

Voir le panoramique depuis Mongéraud

Voir le panoramique depuis la Ruère de Campets

Nous rattrapons à présent le Magret et poursuivons jusqu'aux Arils, où l'on peut encore apercevoir la grande bâtisse de l'ancienne école. Juste après, toujours en étant dans le hameau, en contrebas de la route, vous pourrez visiter le lavoir. Une plaque rappelle qu'il fut construit ou rénové en 1903 par un certain Jamme Auriac.

En ce mois de novembre, les bouleaux du hameau de Trauquette ont pris leurs plus belles couleurs d'automne, avant de perdre leurs feuilles. Au fond, le massif des Trois Seigneurs.
photo n°8

Nous continuons jusqu'à Bordalis (bordal = grange d'altitude), le plus haut groupement de maison de cette partie ouest de la Soulelha, à 940 m d'altitude et dernier hameau de la commune de Boussenac. C'est la surpopulation du XIX° siècle qui a poussé la population à transformer ces granges en maisons d'habitation. A présent, la route va descendre en passant par la commune de Biert, jusqu'aux rives de l'Arac. Nous allons traverser les derniers hameaux.  Juste après Bordalis, vous pourrez remarquer en contre bas de la route, les maisons de Trauquette (petit trou, petite trouée) qui offrent un spectacle magnifique à la fin de l'été, avant la chute des feuilles dorées des bouleaux.

Non loin de Mundet, le pic de la Journalade (1945 m) domine les lieux.
photo n°9

Plus loin, vous pourrez visiter les Rhodes, sur votre droite. Sinon, la route commence à faire des lacets au niveau de Pommé (les pommiers). Nous perdons peu à peu de la hauteur et de la vue. Dans cette descente, nous restons pratiquement en face du fameux Quer de Massat, dont la face abrupte est coiffée d'une grande croix.

 

En descendant vers l'Arac, on aperçoit le bourg de Massat facilement reconnaissable au clocher de l'église Notre Dame. L'ensemble est dominé par le  massif des Trois Seigneurs.
photo n°10

Mundet et Tartein sont les derniers hameaux que nous côtoyons. C'est à Tartein que nous pouvons remarquer une croix, l'un des rares symbole religieux de notre parcours, qui date de 1919.  Nous rejoignons ensuite la route départementale 618, non loin du centre équestre de Massat. Nous sommes alors, pratiquement à mi chemin entre Massat et Biert. A vous de décider de quel côté vous voudrez poursuivre votre ballade dans la vallée de Massat !

- Le  pic des Trois Seigneurs -
Sur la partie ouest de la Soulelha, il apparaît majestueusement. C'est dans ces pentes que l'Arac prend naissance.
photo n°12

 

 

 

Voir le panoramique depuis Mundet

 

Voici donc terminée cette promenade parmi les nombreux hameaux de la Soulelha. Le chemin est quelque peu complexe, mais la visite vous fera oublier ce petit inconvénient. Vous serez comblés par le plaisir et la vue que vous aura offert ce joli parcours.

 

 

 

b - Entre le col de Caugnous et le col de Port :

Nous voici de nouveau au col de Caugnous, à 947 m d'altitude. Devant nous, à l'est, s'étend la vallée de la Canadelle, ruisseau qui rejoint le Liers au lieu dit de Pontets. D'ici, il est possible de prendre plusieurs routes. Le plus souvent, vous serez obligés de revenir à ce col car la plupart d'entre elles se terminent en cul de sac.


    1 - La première sur votre droite vous mènera au sommet de la
Ruère (la rouvraie). Elle est étroite. Vous laissez pratiquement de suite celle qui va au hameau de Fourgarol, puis les hameaux de Miélaquès, Laréu et La Gorre. Peu avant le sommet, vous pouvez vous garer et poursuivre jusqu'après l'émetteur d'où la vue sur la vallée de Massat est superbe.
 

Voir le panoramique depuis la Ruère

 

L'abri du col de Péguère construit par le Touring Club.
photo n°1

La tour Lafont
photo n°2

    2 - Nous rejoignons le col de Caugnous par le même chemin et prenons , à présent la route du col de Péguère. La pente est soutenue pratiquement tout au long de cette montée qui vous permet d'atteindre l'altitude de 1375 m. Vous y découvrirez un abri en pierre.
Deux cents mètres plus loin se situe la fameuse
tour Lafont, ancien point de surveillance sur son promontoire, aujourd'hui entourée par les arbres.
En revenant sur le col de Péguère, une belle
table d'orientation vous permettra de reconnaître les sommets qui vous entourent. La vue, par beau temps, est extraordinaire et s'étend jusqu'au Néouvielle et Pic du Midi à l'Ouest. Vers le sud et l'est, la chaîne frontalière est bien visible avec notamment la Pique d'Estats, point culminant de l'Ariège et de la Catalogne. Si l'on passe de l'autre côté du col (fermé en hiver), il est possible de rejoindre Foix.

 

    3 - Revenons au col de Caugnous, par le même chemin. De là, par un nouvel itinéraire, il est possible d'atteindre le Touron de Louis et ses quelques habitations avant d'arriver à Cartou, terminus et parking pour les voitures. Ce hameau s'étend sur des pentes plutôt soutenues. Vous pourrez alors effectuer deux itinéraires à pied . Il est également possible de les combiner afin de faire une petite boucle. Vous réaliserez alors le sentier des moulins de la Canadelle.

Les bâtisses des moulins et forge de la Canadelle
photo n°3

    a) - Du parking, marcher 900 mètres sur le chemin horizontal jusqu'aux moulins de la Fargue (terme qui signifie la forge). Vous arriverez alors dans un ancien haut lieu d'activités de la vallée de la Canadelle. C'est ici que vous pourrez voir les bâtisses des anciens moulins à farine et forge ayant autrefois appartenus aux seigneurs de Boussenac. La forge est signalée dans les textes bien avant le XVII° siècle. Pour les plus curieux, vous pourrez également voir l'ancien canal qui alimentait ces moulins en eau. Ce canal mesurait plus de 700 mètres de long. Il ressemble aujourd'hui à un simple chemin.

    b) - Du parking, prendre le chemin sur votre droite qui descend dans le hameau jusqu'au ruisseau de la Canadelle. Vous y découvrirez alors les ruines d'un ancien moulin. Vous pourrez ensuite suivre le chemin de la rive droite du ruisseau pour voir un autre ancien moulin à farine, situé sur l'autre rive. On le devine aisément car le canal de sortie des eaux forme un joli tunnel. Toujours sur ce même chemin, poursuivez jusqu'à la ruine d'un dernier moulin (à scier). De là, il suffit de remonter le long du petit ruisseau dit de Gabriel pour rejoindre les moulins de la Fargue.

 

L'église de Rieuprégon
photo n°4

    4 - Retour à Cartou puis au col de Caugnous. De là, nous allons emprunter la route qui mène au Col de Port. Deux kilomètres plus loin, vous arriverez à la bifurcation qui mène à Jacoy (Jacques), hameau où se situe l'église de Rieuprégon. Cette dernière fut construite en 1772 alors que la population était en forte croissance et est dédiée à Saint-Louis. A la sortie de Jacoy, vous pourrez rejoindre Estien (Etienne) sur votre gauche ou bien atteindre Rieuprégon dont le nom signifie le ruisseau profond. Ce hameau a la particularité de s'étendre tout en hauteur sur une large crête. L'ancien chemin qui reliait autrefois toute les parties du hameau est aujourd'hui envahi par la végétation. Pour visiter le haut, le centre et le bas, il faut alors emprunter les 3 routes qui vous y conduiront.
Après Rieuprégon, vous atteindrez Bérac, terminus de la route, où une grande ferme (pour la vallée) permet de maintenir une activité agricole.

 

Le hameau de l'Avare est constitué de quelques maisons alignées en bord de route.
photo n°
5

Le col de Port et les pentes du pic d'Estibat .
photo n°2

    5 - Nous reprenons, à présent, le chemin du Col de Port. Nous allons passer des hameaux s'étirant en bordure de route (Jouissou, Faouroune, Brusquet, l'Avare, les Barguères et les Foulgas). La route épouse fidèlement le relief. Les lits des ruisseaux de cette partie du massif de l'Arize l'obligent à faire de nombreuses courbes. On quitte peu à peu la forêt, avant de rejoindre les pâturages, annonçant le col de Port.
Col de Port : nous sommes alors à 1250 m d'altitude, à la limite de la vicomté de Couserans et du comté de Foix. De là, il est possible pour les marcheurs, de gravir le Roc Blanc (1542 m) au nord ou le pic d'Estibat (1663 m) au sud.
A noter que si l'on traduit l'expression Col de Port en français, on se rend compte que nous sommes au col du col (Port  = col). Encore une interprétation quelque peu erronée de la part des premiers géographes. Le Port d'Estibat (col des estives) aurait été le bien venu !

Il est important de signaler que tous les hameaux de cette partie de la visite sont situés sur la rive droite de la Canadelle, sur le versant sud du massif de l'Arize. Le versant nord du pic d'Estibat (rive gauche de la Canadelle) est couvert de forêts jusqu'à une altitude de 1450 m environ.
Les anciens ne s'y étaient pas trompés. Ils ont colonisé, dès les premiers temps, ce versant exposé au soleil que l'on appelle par ici la souleille (solelha).

 

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Dernière modification : 12 mai 2017