Histoire de Massat jusqu'en 1789

 

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" Massat, Vallée des Pyrénées - Histoire et faits d'autrefois "

 

SOMMAIRE
 

       I - INTRODUCTION

        II - Les PREMIERS TEMPS

                a) La grotte du Quer et ses peintures rupestres - présence magdalénienne à Massat.
                b) les Romains et les Consoranis (tribus indigènes du Couserans)
                c) l'évangélisation (sous l'influence des évêques de Couserans)
                d) les grandes invasions (du V° au VIII°)

        III - Du IX° au XII° SIECLE

        IV - Du XII° à la REVOLUTION de 1789

                a) La vicomté de Couserans
                b) Le diocèse, l'évêché et les évêques de Couserans
                c) La seigneurie de Massat
                  
d) Le chapitre collégial de Massat
                e) La seigneurie de Boussenac

 

 

I - INTRODUCTION

    Nous allons découvrir,  dans cette partie du site, l'histoire de Massat en Couserans, vallée pyrénéenne aujourd'hui intégrée au département de l'Ariège. Ce territoire fut longtemps une de ces mini républiques pyrénéennes où les droits ancestraux furent perpétués grâce à des chartes entre les seigneurs et les habitants de Massat.
Cette étude s'étend des premiers temps (préhistoire) jusqu'à la Révolution de 1789 (fin de l'Ancien Régime).

 

 

Si l'histoire de Massat en Couserans vous intéresse,
découvrez chaque mois de nouvelles histoires ou autres faits marquants de la vallée de Massat entre les XV° et aujourd'hui, grâce au :


" Petit journal de Massat "
Copyright ©2006 - 2007 - 2008

 

Le blason du Couserans

 

II - LES PREMIERS TEMPS :

Ce chapitre  couvre la période de la préhistoire jusqu'au VIII° siècle (avant l'arrivée de Charlemagne). Les principaux thèmes abordés sont :

    a) la grotte du Ker et ses peintures rupestres - présence magdalénienne à Massat :

    Les premiers habitants humains de la vallée s'installèrent donc en bordure de l'Arac, tout à côté du vaste plateau de Massat. L'eau à proximité, le gibier et les poissons alors nombreux à l'époque, leur permirent de subvenir à leurs besoins. Ils vécurent tout d'abord dans des grottes à l'intérieur desquelles la température était plus clémente qu'à l'extérieur. On a retrouvé leurs traces dans la grotte du Ker (rocher) de Massat (grotte de la Campagnole), en bordure de l'Arac. Des peintures rupestres ornent certaines parois de la grotte. On y trouva également divers objets de l'époque magdalénienne (- 15 000 ans), puis azilienne. Nous sommes alors en pleine période glacière, dite de Würm. Le climat était très froid et l'on peut imaginer le glacier qui descendait des pentes du massif des Trois Seigneurs. Rennes, bisons, chevreuils, ours des cavernes peuplaient les forêts de la vallée.
Les découvertes scientifiques remontent à 1867, date à laquelle Félix Garrigou découvrit un galet sur lequel un ours avait été gravé. On y trouva aussi multitudes d'ossements d'animaux des cavernes. Dès lors, se succédèrent plusieurs fouilles qui rapportèrent à chaque fois, de nouvelles découvertes. Fragments de poterie, pièces romaines, poignard en fer (pour les périodes plus récentes), outils en os, pointes de flèches, gravures rupestres, etc ...(pour les périodes les plus anciennes).

Croquis de René Gailli donnant la position des gravures
 (salle Paloumé de la grotte du Ker de Massat)*
photo n°1

* Pour plus de renseignements sur ces gravures rupestres, il existe le livre de René Gailli " la grotte préhistorique du Ker à Massat (Ariège) " aux éditions Lacour (année 2004) - www. editions-lacour.com.

A la fin de cette période glacière (-10 000 ans), le climat devint plus favorable. Au fil du temps, la population augmenta.  Les grottes de la vallée étant devenues trop exiguës, les familles s'implantèrent à l'extérieur, dans les zones planes de la vallée. Ainsi commencèrent les premiers déboisements et la construction des premières habitations (huttes). On imagine alors une forêt dense, encore vierge. Les principales voies de communication étaient les rivières et les sentes tracées par les animaux sauvages.

A l'âge du bronze, soit vers 2500 ans avant Jésus-Christ, d'importantes migrations de population eurent lieu. A la première tribu indigène de la vallée, se mélangèrent d'autres tribus d'origine basque. Les minces preuves se retrouvent dans la toponymie locale (comme Arac qui vient du basque Ar qui signifiant vallée). Les Massadels de cette époque lointaine n'étaient pas encore mélangés aux Gaulois ni aux Celtes qui étaient restés plus au nord de la chaîne pyrénéenne.

Avec la fin des chasseurs-cueilleurs et le début de l'agriculture, le déboisement se poursuivit dans le reste du bassin de l'Arac. Cette vaste zone plane fut bien plus facile à cultiver que les pentes des montagnes environnantes. A cette époque, la population n'était pas suffisamment nombreuse pour s'expatrier vers les pentes ensoleillées du massif de l'Arize.

Ces premiers habitants vécurent ainsi jusqu'à l'arrivée des Romains vers 73 avant Jésus-Christ.

 

    b) les Romains et les Consoranis (tribus indigènes du Couserans)

A développer

    c) l'évangélisation (sous l'influence des évêques de Couserans)

A développer

    d) les grandes invasions (du V° au VIII°)

A développer

 

III - DU IX° SIECLE AU XII° SIECLE

    Charlemagne créa vers l'an 800 le comté du Couserans. Il semble que seules les hautes vallées du Salat et de l'Arac constituèrent ce comté primitif. La vallée de Massat en fit donc partie dès sa création. Les Couseranais pouvaient ainsi défendre les frontières de l'empire carolingien contre les invasions des sarrasins. En effet, les défenses n'avaient pas toujours été aussi efficaces, car en 735, Saint-Lizier, siège de l'évêché, fut en partie détruite. Le rôle principal revint aux habitants de Seix, qui avaient la charge d'empêcher les ennemis de passer. Pour cela, ils eurent des privilèges particuliers, accordés par des chartes.

Avec la mort de Charlemagne, puis plus tard avec l'effritement du pouvoir central des Carolingiens, les comtes qui n'étaient alors que de simples fonctionnaires, s'accaparèrent le pouvoir et le transmirent ensuite à leurs descendants. Ainsi naquit la féodalité et avec elle la fin des traditions ancestrales.

Arnaud 1°, premier comte de Comminges, dirigea non seulement le Comminges, mais aussi le Couserans, Carcassonne, le Razès et Foix.  A sa mort, survenue avant 957, ce vaste territoire fut alors partagé entre ses héritiers.

Au fil du temps, les territoires se firent de plus en plus petits à cause des successions .

Cette période trouble nous a laissé que peu de traces en ce qui concerne notre comté de Couserans et encore moins pour Massat.

Ce chapitre sera enrichi au fils de mes recherches.

Tableau des comtes et vicomtes de Couserans entre 900 et 1175 (famille de Comminges)
Ils étaient également seigneurs de Massat et Boussenac.
(d'après cote 15J 46 - AD de l'Ariège)

Noms Dates* Liens de parentés
     
Asnarius I° 900  
Arnaud I° 956 père - fils
Roger I° 957 - 1012 père - fils
Bernard I° 1012 - 1034 père - fils
Roger II 1034 - 1066 père - fils
Pierre 1066 - 1071

frère de Roger II

Roger III 1071 - 1124 père - fils
Roger IV 1124 - 1148 père - fils
Roger-Bernard I° 1148 - xxxx père - fils
Roger II - il se maria avec la fille de Bernard-Roger I°. Leur ancêtre commun était Asnarius I° (voir haut du tableau)


IV - DU XII° SIECLE A LA REVOLUTION de 1789

Afin de mieux comprendre certains faits historiques liés à la vallée de Massat, nous allons, lors des deux premiers paragraphes, décrire succinctement les deux entités "supérieures" que furent la vicomté de Couserans et le diocèse de Couserans.

    a) La vicomté et les vicomtes de Couserans :

La vicomté de Couserans fut crée en 1176 lorsque le comte de Comminges, Dodon (Bernard III) se retira de la vie politique. Ce grand pacifiste partagea alors ses possessions entre ses 4 enfants.
L'aîné, Bernard IV devint comte de Comminges en 1176 jusqu'en 1225 (incluant Muret et Samathan) et de Castillon (dans l'actuelle Ariège).
Roger hérita du Couserans qui fut alors érigé en vicomté. Il prit le titre de vicomte de Couserans sous le nom de Roger I.
Gui devint seigneur du Savès.
Fortanier fut par alliance seigneur d'Aspet.
 

La vicomté de Couserans comprenait initialement les seigneuries suivantes : Alos, Aulus, Baliard, Boussenac, Encourtiech, Ercé, Erp, Eycheil, Lacourt, Massat, Oust, Riverenert, Saint-Girons, Seix, Soulan et Ustou.
Lacourt, comme l'indique son nom, était le lieu où siégeait la cour du vicomte du Couserans et était le chef-lieu de la vicomté.
La carte ci-dessous nous montre l'étendue de la vicomté.

1 - La vicomté de Couserans en 1176

Afin de mieux nous situer par rapport à ce que nous connaissons, la partie blanche représente l'actuel département de l'Ariège avec ses différentes communes qui sont délimitées en gris.
La partie jaune et rouge cerclée de bleu ciel délimite ce que fut la vicomté de Couserans.
A l'intérieur, les différentes seigneuries qui la composaient.

(c) copyright 2007 Philippe Cabau de Fauroune

 

Les ruines du château des vicomtes de Couserans sont situées au dessus du village de Lacourt, dans un hameau appelé Chunaut. Il fut construit en 1180. Il ne reste plus qu'une tour et quelques rares pans de murs. Louis de Froidour, lors de sa visite dans le Couserans, rapporta que le château était une demeure  mal entretenue (en 1667).
photo n°1

Avec le temps et toujours à cause des héritages, le vicomte de Couserans perdit peu à peu certaines seigneuries de la vicomté initiale qui s'en trouva ainsi réduite jusqu'à son démembrement complet au milieu du XV° siècle.

A noter que dès 1359, Boussenac, Riverenert et Baliard furent détachées de la vicomté pour être transmises à Arnaud, fils cadet de Raymond-Roger I° de Comminges.

Avec le XV° siècle,  la vicomté de Couserans changea de mains. De la maison de Comminges, elle passa à celle de Lomagne et fut finalement démembrée au milieu du siècle. Le Couserans ne sera plus une entité politique unifiée, mais une multitude de territoires divisés en seigneuries. Portera seul, le nom de vicomte de Couserans, celui qui habitera au château de Lacourt, non loin de Saint Girons.

Faire la liste des vicomtes de Couserans

   

 

 

    b) Le diocèse, l'évêché et les évêques de Couserans :

- Le cloître de la cathédrale de Saint-Lizier -
Il fut créé en 1150 puis modifié au XIII° siècle. L'étage date du XIV° siècle. Certaines peintures sont encore visibles à l'étage.
photo n°1

Contrairement aux héritages des nobles qui divisaient les territoires en de plus en plus petits domaines, le diocèse de Couserans conserva pratiquement la même superficie depuis sa création vers le V° siècle jusqu'à la Révolution de 1789, avec comme chef-lieu, Saint-Lizier (voir carte plus bas).
Saint-Lizier fut le centre religieux d'où partit l'évangélisation du Couserans.
Le diocèse était divisé en quatre quartiers* que sont :
au sud-est : Couserans (soit la vicomté de Couserans de 1176),
au sud-ouest : Castillonais,
au nord-ouest : Rivière,
au nord-est : Séronès (Sérou).

* : précisions de l'an 1590.

Depuis la route de Saint-Girons, vue sur le bourg de Saint-Lizier, dominé par le palais des évêques.
A ses pieds, coule le Salat.
photo n°2

Vue extérieure de l'une des 2 cathédrale de Saint-Lizier. La partie en pierres jaunes date des XI-XII° siècles, alors que le clocher date du début du XIV° siècle.
photo n°3

Il est important de noter que les Massadels, tout comme les habitants du diocèse de Couserans restèrent toujours fidèles à la religion catholique. Ils ne furent donc jamais cathares comme certains contemporains pourraient le regretter, ni protestants. D'ailleurs, que de misère et de malheurs amenèrent ceux du pays de Foix à l'époque de l'église réformée (le protestantisme), pendant la deuxième moitié du XVI° siècle.

 

La cité de Saint-Lizier remonte à l'époque des Romains et portait le nom de Lungdunum Consoranum (la cité du Couserans). Certaines parties des murs d'enceinte datent de cette époque lointaine.
A la fin du V° siècle commença l'évangélisation du Couserans. La cité fut saccagée lors des invasions des Sarrasins en 735. Elle fut le siège de l'évêché de Couserans jusqu'en 1801, date de suppression du diocèse de Couserans.

Vue intérieure de la même cathédrale . Au fond, l'abside  abrite des peintures du XII° siècle.
photo n°4

 

 En visitant la cathédrale de Saint-Lizier, on découvre plusieurs points intéressants, comme les peintures de l'abside du XII° siècle.  Le trésor, quant à lui, renferme certaines pièces de la même époque.
Le cloître abrite certains sarcophages, notamment celui d'Hector d'Ossun et celui d'Auger de Montfaucon, évêque de Couserans jusqu'en 1303. Il fut découvert en 1877 lors de travaux.
Le sarcophage d'Hector d'Ossun date de 1574. Egalement exposés, un Christ et une Vierge en bois (XVI° siècle).

 

Peinture du XII° siècle, située sur un des murs de la nef.
photo n°5

 

Le palais des évêques qui domine la ville est actuellement fermé pour 2 ans (de 2007 à 2009) pour restauration. Il fut construit par l'évêque Bernard de Marmiesse, en 1660. A l'intérieur de son enceinte, est située la seconde cathédrale de Saint-Lizier (Notre Dame de la Sède) dont la partie la plus ancienne date du XI° siècle.
Cela semble étrange, mais il y avait bien deux cathédrales et les deux chapitres associés dans la cité épiscopale de Saint-Lizier.

 


 

 

2 - Le diocèse de Couserans

Le diocèse de Couserans est délimité en rose, Saint-Lizier en était l'évêché.
La vicomté de Couserans (en jaune) y est intégrée à part entière.
En blanc, le département actuel de l'Ariège.

(c) copyright 2007 Philippe Cabau de Fauroune

 

Tableau des évêques de Couserans entre 1246 et 1798

Noms Dates*
   
Nicolas 1246 - 1270
Pierre de Sabouliès 1270 - 1273
Raymond II 1273 - 1275
Raymond III de Restolio 1275 - 1279
Auger II 1279 - 1303
Bernard III de Montaigut 1303 - 1309
Arnaud Frédéti 1309 - 1329
Raymond IV de Montaigut 1329 - xxxx
Antoine d'Aspel xxxx - 1340
Pierre de Narbonne 1340 - 1343
Durandi 1343 - xxxx
Conard xxxx - 1358
Jean I° 1358 - 1360
Béranger II 1360 - 1362
Pons de Villemur 1362 - 1371
Amélius de Lautrech 1371 - xxxx
Arnaud III xxxx - 1384
Pierre IV 1384 - xxxx
Gérald I° 1391
Raymond V de Ravat xxx - 1398
Sicard de Burgairol 1398 - 1412
Guillaume III de Beau-Maître 1412 - 1417
Guillaume V de Nalaio 1417 - 1426
Géraud II 1428 - 1432
Jean le jeune 1433 - 1439
André 1439 - 1441
Jourdain de Aura 1441 - 1443
Raymond VI de Tullie 1443
Tristand de Aure 1444 - 1456
Guiscahrd d'Aubusson 1456 - 1475
Jean III de Aula, le bon évêque 1475 - 1515
Charles de Gramont 1515 - 1518
Gabriel de Gramont 1518 - 1524
Ménald de Martori 1524 - 1548
Hector d'Ossun 1548 - 1574
Sur cette période, il n'y a pas d'évêque de Couserans 1574 - 1581
François Bonard 1581 - 1595
Jérôme de Lingua 1595 - 1612
Octavien de Bellegarde 1612 - 1614
Bruno Ruade 1614 -
Pierre de Marca 1642 - 1651
Bernard de Marmiesse (proche des pauvres) 1653 - 1680
Gabriel de Saint-Estevain 1680 - 1707
Isaac-Jacques de Verthamont 1708 - 1723
Jean-François de Marchéco de Prémaux 1724 - 1751
Joseph de Saint-André - Marnays de Verceil 1751 - 1779
Dominique de Lastic 1779 - 1798

* : les dates indiquent la période durant laquelle le personnage a exercé la fonction d'évêque de Couserans.

 

    c) La seigneurie et les seigneurs de Massat :

La seigneurie de Massat regroupait les actuelles communes de Massat, Biert et le Port.

Jusqu'au milieu du XV° siècle, elle faisait partie intégrante de la vicomté de Couserans et fut donc sous la coupe de la famille de Comminges, puis par mariage, de la famille de Lomagne. Cette dernière ne la conserva que peu de temps car avec le démembrement (division) de la vicomté de Couserans, vers le milieu du XV° siècle, et de nombreux procès (voir plus bas), elle passa dans le giron des Foix-Rabat puis, là aussi, par mariage, chez les de Sabran jusqu'à la Révolution de 1789.
Il est à noter qu'
avant le démembrement de la vicomté, le vicomte de Couserans était également, et par défaut, seigneur de Massat et de toutes les autres seigneuries qui la constituaient. Ce n'en fut plus le cas par la suite. Chaque seigneurie vécut indépendamment des autres, avec ses propres seigneurs et ses propres chartes.

 

3 - Les seigneuries de Massat et de Boussenac -

La partie foncée représente le territoire qu'occupaient les deux seigneuries
dont la limite entre les deux est matérialisée par les traits verts.
En violet, sont indiqués les principaux cols que l'on appelle ici des ports.
Ils représentent les principales voies d'accès avec les vallées voisines.

(c) copyright 2007 Philippe Cabau de Fauroune

 

Pour avoir un aperçu plus général sur toutes les dates importantes entre le XII° siècle et 1789 concernant la vallée de Massat, vous pouvez consulter le tableau des dates.

 

L'histoire de Massat  est couverte par mon nouveau livre :

" Massat, Vallée des Pyrénées - Histoire et faits d'autrefois "
 

- Du XII° au  XIV° siècle : la mini république massadèle protégée par les chartes.
  

Les seigneurs de Massat de 1176 à 1481

Les seigneurs de Massat de 1481 à 1789

 

   d) Le chapitre collégial de Massat :

Il va sans dire que l'Eglise catholique a, depuis bien longtemps, accompagné les habitants de la vallée de Massat, tout au long de leur vie. Implantée avant le XIII° siècle, elle s'occupa de ses fidèles qui profitèrent de l'église collégiale* Notre Dame de Massat. Cette dernière abritait le chapitre collégial de Massat qui est le collège** constitué de 7 chanoines, dont un était curé. Ils vivaient ensemble dans le cloître de l'église jusqu'à que ce dernier prenne feu (avant 1410). Il était bien sûr rattaché au chapitre cathédral de Couserans (à Saint-Lizier).
Le 14 octobre 1410, une
transaction entre le chapitre cathédral du Couserans et le chapitre collégial de Massat confirma les statuts privilégiés des chanoines de Massat, mais réorganisa la célébration du culte, la répartition des dîmes et diminua la pension pendant les années de disette.

Le 25 mai 1769,  un brevet du roi autorisa l'évêque du Couserans à supprimer le chapitre collégial de Massat, dont les revenus furent appliqués au chapitre cathédral de Couserans, à la charge de faire construire diverses églises et d'y établir des vicaires pour procurer les secours spirituels aux habitants de Massat. Voir l'article N°3 du "Petit journal de Massat" sur l'implantation des églises dans la vallée de Massat.

 

*    : une église est dite collégiale lorsqu'elle possède un collège de chanoines, mais qu'elle n'a pas le titre de cathédrale.
* *
: un collège est un ensemble ou une réunion de personnes ayant la même dignité, la même fonction, comme ici, des chanoines.
 

 

    e) La seigneurie et les seigneurs de Boussenac :

La seigneurie de Boussenac n'est autre que l'actuelle commune de Boussenac.

Vers 1359-1360, soit peu de temps avant sa mort, Raymond-Roger I° de Comminges avait réparti ses terres de Couserans entre ses deux fils. Ce fut ainsi que les seigneuries de Boussenac-Lafitte, Rivèrenert et Baliard furent données à son fils cadet, Arnaud qui hérita également de la vicomté de Bruniquel qui provenait de sa mère Marguerite de Bruniquel. Le fils aîné, quant à lui, succéda à son père à la tête de la vicomté de Couserans, sous le nom de Raymond-Roger II.

Hormis les problèmes propres entre les seigneurs et la communauté de Massat, la grande majorité des faits historiques marquèrent les deux seigneuries de la même façon. Les maladies, les intempéries, les guerres et autres problèmes ne s'étaient pas arrêtées aux limites artificielles qui les séparaient.
De plus, les gens de Boussenac étaient très étroitement liés à ceux de Massat, ne serait-ce que dans les domaines administratifs (notaires, chirurgiens, etc... qui étaient communs) et religieux (les seules églises jusqu'en 1771 furent celles de Massat et de Biert).
De plus, les gens étant libres de se déplacer, certaines familles possédaient des terres dans la seigneurie de Massat et/ou dans celle de Boussenac.
Bref, autant dire que ces deux seigneuries avaient grandi ensemble.

Je ne développerai dans cette partie que les faits propres à Boussenac.

La communauté de Boussenac possédait son propre conseil politique, constitué de 2 consuls et 7 jurés ou conseillers et un syndic.

Tout comme Massat, elle connut des litiges avec les seigneuries voisines au sujet du bois, notamment avec les seigneuries au nord du massif de l'Arize.

- Conflits dans les montagnes de Péguère

A développer

Tableau des seigneurs de la seigneurie de Boussenac-Lafitte entre 1360 et 1789
(issus de la famille Comminges-Bruniquel puis Rochechouart-Limoges)
Avant 1360, ce sont les vicomtes de Couserans qui le sont.

Noms Dates*
   
Arnaud 1359 - xxxx
x x - x
x x - x
François-Roger de Comminges 1540
x x - x
x x - x
Jean-Louis Roger de Comminges x - 1649
François-Roger de Comminges 1649 - v 1703
x x - x
Marianne de Comminges mariée à Jean-Louis de Rochechouart-Limoges  
François-Charles de Rochechouart 1778 ? - 1787
François Prat * 1787 - 1789

* : François Prat, négociant de Saurat (pays de Foix) acheta à François-Charles de Rochechouart la seigneurie de Boussenac (villages de Boussenac et de Lafitte) le 29/12/1787 pour la somme de 45 000 livres.

Tableau à compléter

 

N'hésitez pas à venir consulter cette partie du site car elle est régulièrement mise à jour. Des nouveautés continueront à l'enrichir.

 

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Dernière modification : 12 mai 2017