Inventaire des moulins de la vallée

 

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N°10 - Novembre 2007 (version 1) - Décembre 2009  (version 2)                                                                                                                  
Trimestriel gratuit                                                                                                                            

Le petit journal de Massat 

Ecrit par  : Philippe CABAU de Fauroune  Copyright © 2007-2008-2009

Inventaire des moulins de la vallée de Massat
(version 2 de décembre 2009)
moulin Massat
 

I - INTRODUCTION :

    Ce dixième numéro du " Petit journal de Massat " (dans sa version 2) va nous permettre de recenser et découvrir tous les moulins (à farine, à scier, foulon, carderie et à huile) et toutes les forges de la vallée de Massat , qui se situent donc sur les communes de Massat, Biert, Le Port et Boussenac.

La version n° 2 de Décembre 2009 rajoute un grand nombre de nouveaux moulins et de nouvelles informations sur les moulins qui étaient déjà décrits dans la première version de Novembre 2007.

Cette liste essaie d'être la plus exhaustive possible. Néanmoins, il se peut quelques moulins ne figurent pas dans cet inventaire. Si vous en avez connaissance,  n'hésitez pas à m'en faire part, tout comme si vous avez des informations complémentaires et relatives à ceux cités ci-dessous.

Pour la première fois, le Petit Journal de Massat va faire un lien entre le passé et le présent. Au travers de photographies, vous découvrirez ce qu'il reste de ces anciens lieux de vie et de rencontre.

Dans certains cas, la fonction du moulin est indéterminée par manque d'informations. De plus, certains moulins peuvent avoir cumulé plusieurs fonctions (par exemple : à farine + scierie), ou bien avoir été transformés dans le temps pour changer de fonction. Il n'est parfois pas facile de le savoir.

On s'apercevra que l'activité des derniers moulins dans la vallée de Massat s'est éteinte au sortir de la guerre de 1939 - 1945. Pendant cette période, on utilisait plus facilement les moulins (pour la farine) qui étaient plutôt éloignés de Massat, Biert et Le Port afin de se cacher des Allemands. Cette activité se pratiquait alors la nuit.

 

II - IMPLANTATION des MOULINS et FORGES dans la VALLEE de MASSAT :

Comme nous l'avons dit dans le précédent numéro du " Petit journal de Massat ", tous les moulins travaillaient grâce à la force hydraulique. C'est la raison pour laquelle, ils sont tous en bordure d'un cours d'eau. Cette carte permet de mieux les situer. La zone en noir et vert foncé représente la zone étudiée, soit les communes de Massat, Biert, Le Port et Boussenac.
 

 - Carte d'implantation des moulins  et forges de la vallée de Massat -
(c) copyright 2009 Philippe Cabau de Fauroune

Tous les points jaunes précisent la position des différents moulins et forges connus.
Les points rouges sont des situations estimées, mais aucun document et/ou repérage ne permet de les situer précisément.
Les numéros renvoient à liste décrites ci-dessous.

 

 

III - Les MOULINS et FORGES de la VALLEE de MASSAT :

    L'importance du nombre global de moulins et forges dans la vallée est surprenant. Le total s'élève à 48 qui ont fonctionné dans la vallée, pas tous en même temps,  car certains étaient déjà en ruine alors que d'autres n'étaient pas encore construits. Malgré tout, ce cas reste marginal et n'influence que de très peu le total (10 à 15 %).
Ce nombre de 48 est impressionnant mais il n'est que le reflet de la population élevée qui vivait ici autrefois (autour de 15000 habitants vers 1850).

Il est important de noter que dans un acte du 10 juillet 1646, outre les moulins appartenant au seigneur de Massat, il existait également des moulins (uniquement à scier) appartenant à des particuliers. Cela signifie qu'à cette époque, il y avait donc plus de 5 moulins dans la vallée (5 moulins à farine + les éventuelles scieries). Leur nombre exact reste malgré tout inconnu.


a - Le tableau suivant récapitule, par catégories et par communes, tous les moulins :

  Massat Biert Boussenac Le Port Total
à farine 5 3 11 2 21
à scier 1 1 2 0 4
farine + scierie 5 6 1 1 13
foulon 1 0 0 0 1
filaterie, carderie, ... 2 0 0 0 2
forge 1 0 1 4 6
 fonction inconnue 0 0 0 1 1
Total 15 10 15 8 48

 

b - Le tableau ci-dessous précise l'état des moulins en 2009 :

  Massat Biert Boussenac Le Port Total
En état de marche 1 0 0 0 1
Bâtiment en état 6 1 2 2 11
En ruine 5 4 6 2 17
A retrouver 3 4 2 3 12
Peu ou pas de trace 0 1 5 1 7

Cet état précise donc qu'il n'y a qu'un moulin en état de marche (la scierie de Guioulat). Seul un quart du patrimoine est encore en bon état. Le reste est en ruine et à l'abandon. Pourtant, certains pourraient encore être restaurés !

 

c - Rappel des termes techniques :

Moulin bladier = moulin à farine
Moulin foulon = moulin pour le textile
Moulin ressec = moulin à scier (scierie)


 

Voici à présent le détail, par commune, des moulins de la vallée avec leurs situations géographiques.


 

Massat
 

Dans un courrier de 1826 (777), il était dit que sous l'Ancien Régine (seigneurie de Massat), il n'y avait que 5 moulins (à farine) dans la seigneurie de Massat. Ils étaient tous banaux (moulins de Massat à 4 meules, de Lirbat à 2 meules, de Biert à 2 meules, du Port à 2 meules et de Pontets à 2 meules. En 1826, il y en avait 9 de plus, dont deux avaient été construits depuis plus de trente ans (soit vers 1795). Ces deux derniers sont les moulins de Bernède du bas et de Mourès du haut (commune de Massat) qui sont situés sur la rivière Bagen (ou Bernède).
Les 7 autres étaient : Berret (vers 1800), la Volte du haut (1803), le village d'Arac (1805), Nabios (1806), Las Alès (1809), Galmort ou Pillat (1819-1825 - sur le Liers) et le second moulin à farine de Pontets (1805).
En 1815, il était écrit dans une lettre (789) qu'il y avait 16 moulins dans la commune de Massat. Ce chiffre est difficile à vérifier et semble exagéré. Le chiffre de 1826 doit être bien plus proche de la réalité.
Pour ce qui fut des forges, il y en avait seulement trois à la veille de la Révolution : Pontets (Liers), Canadelle (Boussenac) et Lispartens (Le Port) qui appartenaient aux seigneurs.

 

N°1 : 1 - Le moulin à farine de Lirbat  :

780 - 875 - 1504 - A1-1 - M2-2 : on en retrouve des traces écrites au XVII° siècle. Il appartenait au seigneur de Massat. Il faisait partie des 5 moulins banaux de la seigneurie. Il était alimenté en eau par un canal long de plus d'un kilomètre qui détournait l'eau de l'Arac. De nos jours, c'est une agréable maison qui sert de gîte et de chambres d'hôtes. Son accès est facile par la route depuis le hameau de Lirbat.
Les nombreuses crues, qui emportèrent le pont de Lirbat, le mirent bien souvent à mal, voire hors d'usage.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat,
Louis Auguste Elzéar de Sabran, le moulin appartint durant une courte période à l'Etat (loi du 8 avril 1792) qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Le moulin (à deux meules) fut vendu (lot 46) à Georges Cazeneuve qui acheta également le moulin de Massat et les foulons de Lirbat. Sa mise à prix fut de 4000 livres. Il fut adjugé pour la somme de 4175 livres, soit trois fois moins que celui de Biert et six fois moins que celui de Massat. Ceci peut laisser supposer que ce moulin était en mauvais état de marche, car il y eut peu de personnes intéressées pour surenchérir. Nous apprendrons, qu'en fin de l'année 1808, alors que le moulin appartenait à Jean-Pierre Rives, teinturier de profession, ce dernier demanda l'autorisation de reconstruire le moulin à farine, qui avait été emporté par une crue 25 ans auparavant, soit vers 1785.
En 1815, une lettre (789), nous apprend que Anne de Manas, fille naturelle et héritière du comte Louis Auguste Elzéar de Sabran était propriétaire du moulin. Ce fait semble bien étrange, à moins que cette dernière ait racheté le bien.
En 1858, les usines (moulin à 4 meules et scierie) appartenait à la veuve Couat et au sieur Montané de Larroque, également propriétaires du moulin à farine de Massat.
En 1910, la veuve d'Alexandre Rives, alors propriétaire, demanda la réparation d'une digue qui permettait d'alimenter en eau le moulin à farine.
En 1928, il appartenait à Elie Mirouse.

Situation hameau de Lirbat  

Le moulin et le pont de Lirbat 
photo n°1

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction avant le XVII° siècle
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Peu après 1945
 Nombre de meules 2 (en 1794)
 En bordure de l'Arac (rive droite)

   

N°2 : 2 - Les usines de Lirbat :

780 - 785 - A1-1 : Elles étaient presque attenantes au moulin précédemment décrit. Elles constituaient un ensemble de 3 bâtiments mitoyens dont les moulins étaient alimentés en eau par le canal du moulin à farine. Aujourd'hui, il n'en reste qu'un pan de mur. Les usines ont brûlées alors que l'entreprise n'était plus économiquement très viable. Il y avait une scierie, foulon, carderie, etc ... (entre autres) et elles faisaient travailler plus de 50 personnes. On imagine aisément l'activité qui régnait ici autrefois.
Il semble qu'elles furent construites après 1794, car elle n'apparaissaient pas dans la vente aux enchères du 31 mars 1794.
En 1910, la veuve d'Alexandre Rives, alors propriétaire, demanda la réparation d'une digue qui permettait d'alimenter en eau les usines, ainsi que le moulin à farine de Lirbat.

Situation hameau de Lirbat

Les ruines des usines de Lirbat
Au premier plan, une meule. Au fond, le seul mur des usines encore debout. Il est envahi par le lierre
photo n°2

 

Type de moulin scierie - carderie - foulon
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction Plutôt après 1794
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Avant 1930
 Nombre de meules -
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°3 : 3 - Les deux moulins foulons de Lirbat :

780 - 875 - A1-1 : Ils servaient à traiter les textiles (feutre - laine animale, lin - fibre végétale). On y faisait également de la ficelle. Il comprenait deux bâtiments qui sont aujourd'hui en ruine. Par endroit, on devine encore les vestiges du canal d'alimentation en eau, long de 300 mètres environ. La prise d'eau se faisait au niveau du pont de Lirbat dans l'Arac. Depuis le hameau de Lirbat, suivre la route jusqu'au pont de Lirbat, le traverser. Ne pas entrer dans l'enceinte du gîte (moulin à farine et anciennes usines de Lirbat précédemment décrits) et prendre à gauche, par un large chemin qui longe la rive droite de l'Arac en légère pente descendante.
Les nombreuses crues, qui emportèrent le pont de Lirbat, le mirent bien souvent à mal, voir hors d'usage.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat,
Louis Auguste Elzéar de Sabran, les deux moulins appartinrent durant une courte période à l'Etat qui les mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Les moulins foulons furent vendus (lot 45) à Georges Cazeneuve qui acheta également les moulins de Massat et de Lirbat. Leur mise à prix fut de 4000 livres. Ils furent adjugés pour la somme de 9300 livres.
Nous apprendrons, qu'en fin de l'année 1808, alors que les deux moulins foulons appartenait à Jean-Pierre Rives, teinturier de profession, ce dernier demanda l'autorisation de reconstruire les deux foulons, qui avait été emportés par une crue 25 ans auparavant, soit vers 1784.
En 1873, il appartenait toujours à la famille Rives.

Situation hameau de Lirbat  

Les ruines des moulins foulons de Lirbat
On devine aisément les délimitations des deux bâtisses. Aucune autre trace nous indique qu'il y avait ici autrefois deux moulins, hormis les traces des canaux.
photo n°3

Type de moulin foulon (textiles)
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction avant le XVII° siècle
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Vers 1784, car ils furent emportés par une crue de l'Arac à cette date. On ne sait pas s'ils furent reconstruits en 1809.
 Nombre d'auges ?
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°4 : 4 - Le moulin à farine de Massat :

783 - 787 - 1506 - M3-1 : On en retrouve des traces écrites au XVII° siècle. Il appartenait au seigneur de Massat. Il faisait partie des 5 moulins banaux de la vallée. Son accès se fait par la route de Massat qui mène au col de Port,  jusqu'au pont de Massat (sur l'Arac) qu'il ne faut pas traverser. Il est juste avant, sur votre droite. Il faut entrer dans le camping. Il abrite actuellement le musée. C'était un puissant moulin à 4 meules, le plus grand de la vallée de Massat et sûrement l'un des plus anciens.
Les nombreuses crues de l'Arac, qui emportèrent le pont de Massat, le mirent bien souvent à mal, voir hors d'usage.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat,
Louis Auguste Elzéar de Sabran, le moulin appartint durant une courte période à l'Etat qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Le moulin (à quatre meules) fut vendu (lot 53) à Georges Cazeneuve qui avait également acheté le moulin et les deux foulons de Lirbat. Sa mise à prix fut de 18 000 livres. Il fut adjugé pour la somme de 25 900 livres. Cette somme était très importante pour l'époque. Ceci nous prouve que ce moulin était en très bon état de marche à cette époque et qu'il était très fréquenté. C'était le plus important de la vallée.
En 1815, une lettre (789), nous apprend que Anne de Manas, fille naturelle et héritière du comte Louis Auguste Elzéar de Sabran était propriétaire du moulin. Ce fait semble bien étrange car il avait été vendu aux enchères comme nous l'avons déjà dit.  La seule explication serait que cette dernière ait racheté le bien. Mais j'en doute.
Le 31 juillet 1846, le sieur Montané de Larroque, propriétaire du moulin (qui comprenait alors 4 meules) demanda l'autorisation de l'agrandir et y ajoutant une scierie à une lame dans un premier nouveau bâtiment  et un moulin à huile à une meule, dans un second, tous accolés au moulin déjà construit.
La procédure étant longue, le propriétaire n'attendit pas pour construire la scierie qui fonctionnait avant avril 1847. Il obtint l'autorisation du président de la République, Louis Napoléon Bonaparte, le 14 janvier 1852. Le moulin à huile était déjà construit en 1852, mais été détruit en 1858.
En 1872, il appartenait à Jean-Baptiste Galy Bruilat. Une plainte fut portée contre lui car ce dernier avait trop rehaussé le barrage qui déviait  l'eau au moulin, suite à une crue qui avait emporté l'ancien barrage. Il dut le remettre tel qu'il était avant la crue, ce qu'il fit.
En 1888, il appartenait à Paul Galy Bruilat qui avait fait de nouvelles modifications relatives au barrage, suite à la crue du 23 juin 1875, qui avait entrainé une modification du lit de l'Arac, rendant l'ancien barrage inutilisable. Il fallut en faire un nouveau, mais ce dernier n'avait pas obtenu d'autorisation, ce qui fut fait un peu plus tard.
En 1890, un état du moulin détaille qu'au rez-de-chaussée, il y avait le moulin à 4 meules, un lavoir et une vaneuse. Au premier étage, un blutoir pour la minoterie. La scierie était à une seule lame à mouvement vertical alternatif.
En 1906, il appartenait toujours à Paul Galy Bruilat et possédait toujours 4 meules pour la farine, une génératrice pour l'électricité (public et privé) et une scierie à une lame verticale et une scie circulaire.
En 1928, il appartenait à Jean Loubet.

Situation Massat  

Vue sur l'Arac (à gauche) et le canal en bon état qui alimentait le moulin de Massat (à droite).
photo n°4

Type de moulin à farine + scierie + à huile
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non, mais l'intérieur est intact.
Année de construction avant le XVII° siècle pour le moulin à farine -  1846 - 1847 pour la scierie -
entre 1847 et 1851 pour le moulin à huile
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Peu après 1945 pour le moulin à farine.
Entre 1852 et 1858 pour le moulin à huile.
 Nombre de meules et de lames 4 meules (farine) + 1 lame + 1 meule (huile)
 En bordure de l'Arac (rive gauche)

 

N°5 : 5 - Le moulin à farine de Ribos :

783 - A2-1 : En 1873, Michel Piquemal dit Pastré demanda l'autorisation de construire un moulin à farine et une scierie, à quelques dizaines de mètres du moulin de Massat (le précédent), sur l'autre rive de l'Arac. (à voir si réellement construit).

Situation Massat  

 

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès A visiter
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Années de construction 1873 - 1874 si construit
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules ?
 En bordure de l'Arac (rive droite)

Nota : 1507 - M3-1 : En 1873, François Laporte dit Garçon demanda l'autorisation de construire un moulin à farine sur la rive gauche de l'Arac, à quelques dizaines de mètres en amont du moulin à farine de Massat. Ce dernier obtint l'autorisation de la construire par arrêté préfectoral du 19 septembre 1874. Malheureusement pour lui, peu après sa construction, le moulin fut détruit par la crue extraordinaire du 23 juin 1875. Cette crue fut si importante que le lit de la rivière Arac s'en trouva modifié, tant et si bien que l'emplacement où se situait le moulin était à présent sous les eaux. Il ne fut donc pas reconstruit.

N°6 : 6 - Les usines du Ressec :

784 - 1505 - M4-1 : Elles étaient constituées de deux moulins. Le bâtiment principal était un moulin à farine (voir photo ci-dessous) et à quelques mètres de là, non attenant, se tenait un plus petit moulin qui abritait la scierie.
Le moulin à farine est situé à côté du confluent de l'Arac et du Liers. Accès par la route de Massat au Port,  jusqu'au pont à la sortie de Massat qu'il ne faut pas traverser. Un chemin qui longe l'Arac, rive gauche,  vous y mènera (500 m environ). La bâtisse, appartenant à un particulier, est en bon état. On devine les canaux d'alimentation en eau (entrée et sortie).
A noter que ressec est un terme qui signifie moulin à scier.
En 1815 (789), on apprend, au travers d'une lettre de contestation sur un projet de construction d'un moulin à farine à Guioulat (qui ne verra pas le jour), que le moulin appartenait à Jean-Catherine Dufaur.
Sur un plan de 1873 (783), les usines appartenaient à Dégeilh Bruno.
En 1906, François Galy dit Caillet en était le propriétaire, avec ses sœurs Marie et Magdeleine, et son frère Jean-Baptiste, également meunier. Il était également meunier et les usines fonctionnaient encore. Il fit des travaux au niveau du barrage de retenue de l'eau en cette même année.
En 1906, le moulin servait également à fournir de l'électricité pour l'éclairage public.

Situation Massat  

Le moulin à farine du Ressec est une belle bâtisse qui a été rénovée.
photo n°5

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1814
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Après 1907
 Nombre de meules et lames 3 meules + 1 lame (dans l'autre moulin)
 En bordure de l'Arac (rive gauche)

 

N°7 : 7 - La filature de Guioulat :

781 - 782 - 1510 - 1576 - M5-1 : Elle est située à la sortie de Massat sur la route de Massat au Port,  avant le pont sur l'Arac. Emprunter (à pied) la petite route qui est sur votre droite. Le bâtiment est à 300 m. Il a été transformé en maison d'habitation. Son activité est depuis bien longtemps terminée. Tout comme aux usines de Lirbat, elle prit feu en 1911, alors que les affaires allaient mal.  Elle est alimentée en eau par le long canal de 465 m. Ce canal récupère en amont les eaux de l'Arac.
C'est Casimir Servat qui, en 1829, demanda l'autorisation de construire la filature (carderie à 3 assortiments et un foulon à 2 auges pour les draps) . Elle fut mis en activité en 1830 - 1831. En 1848, le foulon avait déjà cessé d'exister. Seule restait la carderie.
(voir article n° 26 du Petit Journal de Massat : l'ère industrielle de la vallée de Massat - chapitre III pour plus de détails).
En 1905, elle appartenait à Grégoire Audouy.

Situation Massat  

Voici le long canal qui alimentait la filaterie. Il alimente toujours la scierie (voir le moulin de Guioulat)
photo n°6

Type de moulin filature (carderie et foulon)
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1829 - 1831
Date de la dernière utilisation 1911
 Nombre de meules -
 En bordure de l'Arac (rive gauche)

781 - 1510 - M5-1 - Nota : Casimir Servat avait également projeté de construire un moulin à huile et une scierie, non loin de là, dans le même temps. Il abandonna ce projet peu après.
789 - En 1815, les sieurs Jean Adoue et Basile Rives, qui possédaient un moulin à farine sur le Liers demandaient à déplacer ce dernier jusqu'au pont de Guioulat (pont sur l'Arac, reliant Massat au Port), rive droite de l'Arac, à une vingtaine de mètres du Pont. Il semble que ce projet ne vit pas le jour, puisqu'en 1829, ce moulin n'apparaissait pas sur le plan du projet de Casimir Servat.
Ceci prouve bien, combien cet endroit était intéressant pour les projets de moulins.

 

N°8 : 8 - Le moulin de Guioulat :

781 (forge) - 784 - M5-1 : Tout à côté de la filature précédemment décrite, se situe le moulin. C'est une scierie, actuellement en état de marche. Son propriétaire qui en vivait, est aujourd'hui à la retraite. Elle a été modernisée en 1950 afin d'améliorer son rendement.
En 1825, Casimir Servat avait demandé la construction d'une forge à la catalane sur le même emplacement de l'actuelle scierie. Sa demande fut acceptée, mais il ne la construisit jamais.
En 1829, il demanda l'autorisation de construire une scierie (en plus de la filature). Elle fut mis en activité en 1831.
(voir article n° 25 du Petit Journal de Massat : l'ère industrielle de la vallée de Massat - chapitre III pour plus de détails).
En 1873, elle appartenait à Bruno Dégeilh et en 1905, à François Galy dit Caillet.
 

Situation Massat  

Intérieur de la scierie qui est encore en état de fonctionnement.
photo n°7

Type de moulin Scierie
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche oui
Année de construction 1829-1831
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Fonctionne encore
 Nombre de meules -
 En bordure de l'Arac (rive gauche)

 

N°9 : 9 - La forge (la Fargue) de Pontets :

792 - B2-1 : On en retrouve des traces écrites au XVII° siècle. Elle appartenait au seigneur de Massat. Il ne faut pas la confondre avec le moulin à scier (N°9) qui est plus récent et plus en amont. Elle est située en bordure du Liers, 300 m avant d'arriver au hameau de Pontets, entre la rive droite du Liers et la route. Il n'en reste que de petits pans de murs envahis par la végétation. Ce fut pourtant un haut lieu industriel de Massat.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat, Louis Auguste Elzéar de Sabran, la forge appartint durant une courte période à l'Etat qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. La forge fut vendu (lot 55) à Guilhem Massat. Sa mise à prix fut de 550 livres. Elle fut adjugée pour la somme de 1700 livres. A cette époque, on précisa que le lot comprenait un petit prés et un emplacement de forge, preuve que la forge ne fonctionnait plus.
Elle dut être remise en état par moment, lors du XIX° siècle, mais elle n'y survécut pas. La forge fut transformée en moulin à farine (avant 1871 ?) par Jean Teychenné des Rabious, alors propriétaire. Le canal d'amenée d'eau était de plus en plus en mauvais état et demandait de trop nombreux travaux de maintenance. En 1898, Jean Teychenné des Rabious décida de l'abandonner définitivement, après avoir construit le moulin de Pontets du bas.
En 1900, elle était toujours sur le cadastre, marqué abandonné.

Situation Liers (Pontets)  

La flèche indique le reste du mur de la forge, en bordure du Liers.
photo n°8

Type de moulin Forge puis moulin à farine
Difficultés d'accès Pas facile à cause des hautes herbes
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche non
Année de construction avant le XVII° siècle
Date de la dernière utilisation Peu avant 1898
 Nombre de meules -
 En bordure du Liers (rive droite)

 

N°10 : 10 - Le moulin à farine des Pontets (l'ancien) :

791 - ? : Il appartenait au seigneur de Massat et faisait partie des 5 moulins banaux de la seigneurie. Dans un texte en date du 30/07/1752, il est cité un moulin (moulin de la forge  ou la forge elle même ?). Etait-ce celui là ? Rien ne l'indique. La seule chose sûre est que ce moulin existait bien et faisait partie des lots vendus à la vente aux enchères de Massat, qui se déroula le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794.
En effet, suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat,
Louis Auguste Elzéar de Sabran, alors le propriétaire, le moulin fut saisi par l'Etat qui en fut le nouveau propriétaire pendant une courte période. Ce dernier le mit rapidement en vente (aux enchères de 1794). Le moulin fut vendu (lot 57) à Baptiste Gasc de Massat. Sa mise à prix fut de 2300 livres. Il fut adjugée pour la somme de 3100 livres.  Il ne devait pas être d'une grande valeur aux yeux des acheteurs. Peut-être était-il alors en mauvais état !
Il n'est pas possible de le situer. En effet, il était dit que ce moulin à farine était à Pontets (Es Pontets), sans plus de précision. On ne disait également rien de son état de marche.
En 1815, il existait deux moulins à farine dans le quartier de Liers appartenant à
Jean Adoue et Basile Rives, dont la situation nous est inconnu. Le premier étant en état de vétusté (il existait depuis des temps immémoriaux - c'est celui-ci), un second (le suivant dans cet inventaire) fut construit (vers 1805) pour le remplacer, mais le premier ne fut pas détruit. Ces deux moulins fonctionnaient en 1815 (ils possédaient chacun, deux meules) et toujours en fin d'année 1819. Ces deux moulins étaient sis à Pontets, à 200 mètres l'un de l'autre et étaient alimentés par le même canal.
On n'en trouve étonnamment aucune trace sur le cadastre de 1851, ainsi que sur le terrain.

Situation Pontets

 

Type de moulin moulin à farine
Difficultés d'accès A situer
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction Bien avant 1740
Date de la dernière utilisation ?
 Nombre de meules 2
 En bordure du Liers

 

N°11 : 11 - Le moulin à farine des Pontets (le moins ancien) :

791 - ? : Il n'est pas possible de le situer. En effet, il était dit que ce moulin à farine était à Pontets (Es Pontets), sans plus de précision. On ne disait également rien de son état de marche.
En 1815, il existait deux moulins à farine dans le quartier de Liers appartenant à
Jean Adoue et Basile Rives, dont la situation nous est inconnue. Le premier étant en état de vétusté (le précédent), un second fut construit (il y avait vingt ans en 1825, soit vers 1805) pour le remplacer, mais le premier ne fut pas détruit. Ces deux moulins fonctionnaient en 1815 (ils possédaient chacun, deux meules). En fin d'année 1819, ils étaient toujours en état de marche. Ces deux moulins étaient sis à Pontets, à 200 mètres l'un de l'autre et étaient alimentés par le même canal.
On n'en trouve étonnamment aucune trace sur le cadastre de 1851, ainsi que sur le terrain.

Situation Pontets

 

Type de moulin moulin à farine
Difficultés d'accès A situer
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction Vers 1805
Date de la dernière utilisation ?
 Nombre de meules 2
 En bordure du Liers

 

N°12 : 12 - Le moulin des Pontets (du bas) :

792 - B2-1 : Il est situé à une trentaine de mètres en aval du confluent du Liers et de la Canadelle. La bâtisse est en bon état et a été transformée en maison d'habitation. On peut encore apercevoir la petite scierie du côté rivière de la maison.
Le 2 septembre 1898, Jean Teychené des Rabious demanda l'autorisation d'accoler, au moulin à farine qu'il avait récemment de construire (celui-ci), une scierie. Il avait, disait-il, détruit un vieux moulin à farine qui était en très mauvais état (le moulin de la forge). L'avait-il détruit ou bien tout simplement abandonné ?
Lorsqu'il avait construit le moulin à farine (peu avant 1898), il en avait profité pour déplacer le canal d'amenée d'eau car l'ancien, menant au moulin de la forge, plus en aval, était en trop mauvais état.

Situation Liers (Pontets)

Nous apercevons , au premier plan, la rivière de la Canadelle, puis le canal de dérivation qui alimentait initialement la forge, et plus tard, le moulin à scier. Il a été comblé par de la terre et ressemble à présent à un simple chemin.
photo n°9

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction Peu avant 1898
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules -
 En bordure du Liers (rive droite)

 

N°13 : 13 - Le moulin des Pontets (du haut) :

793 - B2-1 : Il est situé quelques mètres avant le confluent du Liers et de la Canadelle, sur la Canadelle. La bâtisse est en bon état et a été transformée en maison d'habitation. On peut encore apercevoir le canal de sortie de l'eau, du côté rivière. La demande d'autorisation fut établie le 30 septembre 1871. Jean Piquemal Lagoueilhat, propriétaire et meunier, justifia sa demande en précisant qu'il avait du mal à nourrir sa famille et qu'avoir une scierie en ce lieu faciliterait la vie des gens de Liers car ces derniers étaient obligés d'aller à la scierie de Massat, distante de 5 km. Entre temps, il rajouta à sa demande un moulin à farine (inclus dans la même bâtisse). La demande fut acceptée le 13 décembre 1872.
En 1898, il appartenait à Dominique Sablé Bide dit Chéou. C'était toujours une scierie et un moulin à farine.

Situation Liers (Pontets)

 

Type de moulin Scierie + moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1872 - 1873
Date de la dernière utilisation ?
 Nombre de lames et de meules 1 lame et 2 meules
 En bordure du Canadelle (rive gauche)

 

N°14 : 14 - Le moulin à farine de Pillat (Goua de Galmort) - (celui du haut) :

000 - D9-1 : Il est situé le long du Liers, non loin du lieu appelé l'Ubaquet. Depuis l'embranchement avec la route d'Eychenne, on prend le chemin qui descend rive droite du Liers. On le suit jusqu'au moulin.

Situation Liers (Ubaquet)  

Vue prise depuis le moulin du bas (N°11). On devine un pont en pierre sous les murs qui permettait à l'eau de passer dessous et alimenter ainsi le moulin du bas.
photo n°10

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Facile
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction Entre 1851 et  1859
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules ?
 En bordure du Liers (rive droite)

 

N°15 : 15 - Le moulin à farine de Pillat (Goua de Galmort) - (celui du bas) :

791 - D9-1 : Il est situé tout à côté du précédent, en contre bas.
En 1819, Jean-Baptiste Sentenac Jeanmouet dit le Pillat, demanda l'autorisation de construire un moulin à farine sur la rive droite du Liers, au lieu appelé Goua de Galmort. A noter que sur le cadastre de 1851, le lieu est nommé Pillat (ce serait donc ce Jean-Baptiste qui aurait donné son sobriquet à ce lieu - Ceci prouve que l'usage devait donner au moulin le sobriquet de Jean-Baptiste Sentenac, soit le Pillat - Auparavant, ce lieu s'appelait Galmort). Ce projet fut ajourné en décembre 1820. Quatre ans plus tard (décembre 1824), il réitéra sa demande. Vu la lenteur des procédures, Sentenac n'attendit pas l'autorisation et se mit à construire le moulin et le mis en marche vers le 28 janvier 1829. L'autorisation royale fut accordée par Charles X, le 29 novembre 1829, mettant ainsi fin aux multiples oppositions qui avaient été formulées par certains voisins.
En 1898, il appartenait à Michel Sentenac Pillat.

Situation Liers (Ubaquet)  

Le canal de sortie de l'eau est encore bien visible.
photo n°1
1

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Facile
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1828
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Après 1898
 Nombre de meules 2
 En bordure du Liers (rive droite)

 

 

Biert

 

N°16 : 1 - Le moulin à farine de Biert :

770 - 1572 - C3-2 : On en retrouve des traces écrites au XVII° siècle. Il appartenait au seigneur de Massat. Il faisait partie des 5 moulins banaux de la vallée. Il est situé en bordure de l'Arac, à la sortie du village (en allant vers Massat). On voit encore le canal d'alimentation en eau. Sur le mur de la bâtisse donnant sur la route départementale, vous remarquerez une tête sculptée. D'après certains, elle représenterait le visage d'un des anciens meuniers du moulin. Elle daterait de la fin du XVIII° ou du début du XIX° siècle.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat, Louis Auguste Elzéar de Sabran, le moulin appartint durant une courte période à l'Etat qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Le moulin (à deux meules) fut vendu (lot 52) à Joseph Gaubert, habitant de Biert. Sa mise à prix fut de 6000 livres. Elle fut bien inférieure à celle du moulin de Massat (18 000 livres). Il fut adjugé pour la somme de 12000 livres. Cette somme était très importante pour l'époque. Ceci nous prouve que ce moulin était en bon état de marche et qu'il était très fréquenté. Il est vrai qu'il était le seul moulin à farine, à l'époque , sur l'actuelle commune de Biert.
En 1875, ce moulin appartenait par indivis, à Célestin Dégeilh et François Gaubert. On y faisait de la farine, mais il y avait également une scierie. Suite aux inondations du 23 juin et 1° novembre 1875, certains se plaignirent que le canal du moulin était mal entretenu. De par cette plainte, les propriétaires durent faire une demande d'autorisation pour le moulin et la scierie, bien qu'ils étaient déjà anciens. Ils le firent en juin 1876.
En 1928, l'usine comprenait un moulin à farine, une scierie et une usine électrique. Jean Gaubert en était alors le propriétaire.

Situation Biert (village)  

On aperçoit ici le canal de sortie de l'eau.
photo n°12

Type de moulin à farine + scierie (usine)
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction avant le XVII° siècle
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Peu après 1945
 Nombre de meules 2
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°17 : 2 - Le moulin à farine et à huile de la Riverole :

000 - B4-1 et B4-2 : En quittant Biert en direction de Saint-Girons, il était situé en bord de route départementale, au niveau du confluent de l'Arac (rive droite) et de l'Ournas (rive gauche). Je n'en ai trouvé aucune trace. Il était pourtant noté en 1851 et était déjà en ruine vers 1930. C'était l'un des seuls moulins de la vallée qui faisait de l'huile.
Il a probablement été détruit lors de la construction de l'actuelle route départementale. Néanmoins, en contre haut, les traces du canal sont bien visibles, mais peu accessibles.

 

N°18 : 3 - Le moulin de la Volte (du haut) :

772 - 773 - 774 - B2-1 : Depuis Biert, prendre la route du col de la Crouzette. Environ 2 km plus loin, la quitter pour suivre la route qui mène au hameau de Besset. Au niveau du pont qui enjambe l'Ournas, s'arrêter. La sente est rive droite de l'Ournas. La suivre sur 100 m environ. Le moulin est sur la rive opposée. La magnifique arche en pierre du canal de sortie de l'eau attirera forcément votre regard.
La bâtisse mesurait 6m x 6m avec des murs de 70 cm d'épaisseur. La meule avait un diamètre de 1,50 m et 25 cm d'épaisseur. Le diamètre du passage de l'axe était de 24 cm. Le moulin avait 2 niveaux en comptant celui de la machinerie sous le plancher.
En l'an XII (fin 1803), Jean-Baptiste Casse, François Mirouse Fabé et François Rivère Annetou demandèrent l'autorisation pour construire un moulin à farine dans ce secteur (Besseit), car en hiver, les habitants de Besseit, Encenou, Belot et Lardecal avaient du mal à rejoindre les moulins de la vallée car ils étaient fort éloignés.
Le moulin fut construit avant d'obtenir l'autorisation.
En 1877, Jean Dégeilh Alious, alors propriétaire indivis du moulin de la Volte (avec ses frères Jean et François) avait demandé d'y rajouter une scierie. Il en obtint l'autorisation peu de temps après, mais ne put réaliser son projet à cause de problèmes indépendants de sa volonté. En 1883, il réitéra sa demande et on lui accorda la construction.

Situation Besset  

L'arche du moulin de la Volte. Au dessus, on devine le niveau du plancher. Plus bas,  l'Ournas.
photo n°14

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès Traverser l'Ournas (facile)
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1803 et 1884
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Avant 1939
 Nombre de meules 2 + 1 lame
 En bordure de l'Ournas (rive gauche)

 

N°19 : 4 - Le moulin à scier de  la Volte (du bas) :

773 - 774 (plan) - B2-1 : on apprend qu'en 1883, cela faisait 14 ans que François Mirouse Casteilha dit Faouré avait construit sans autorisation, une scierie (donc construite vers 1869), 100 mètres en aval du moulin précédent (moulin de la Volte du haut).
Ce fut en cette même année 1883, que le dit Mirouse construisit à côté de sa scierie, un moulin à farine, toujours sans autorisation. L'usine fut autorisée par la suite, alors qu'elle fonctionnait déjà depuis quelques années.

Situation Besset  

 

Type de moulin scierie + à farine
Difficultés d'accès A visiter
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction 1869 et 1884
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules et de lames ?
 En bordure de l'Ournas

 

N°20 : 5 - Le moulin à farine de Berret :

000 - I4-1 : Dans le dossier 772, on y apprend qu'un moulin a nouvellement été construit à Berret. Nous étions alors en 1803 (An XII). Non visible sur le cadastre de 1851.

Situation Berret  

 

Type de moulin scierie + à farine
Difficultés d'accès Non situé
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction vers 1800
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules ?
 En bordure de Berret

 

N°21 : 6 - Le moulin à farine de Mourès (du bas) dit de Caillet :

777 (plan) - E2-2 : Avant le village de Mourès en bord de route. Il faut rejoindre la rive gauche du Bagen en contre bas. Son accès est l'un des plus délicats, à travers les ronces et orties qui vous barreront le passage car il n'y a pas de sentier.
Ce moulin avait été construit (sans autorisation préalable), vers 1795, soit peu après la Révolution de 1789, dans une période qualifiée de trouble. Il fut construit en même temps que celui de Bernède à une distance de 400 toises l'un de l'autre, aux frais des habitants qui avaient formés un syndicat pour la cause. Mais au fil du temps, l'entretien coûtant, la plupart des habitants se désengagèrent et Germain Dandieu de Jammès acheta (vers 1805) les deux moulins au syndicat et les remis en état.
En 1826, ce moulin appartenait toujours à Germain Dandieu, (il possédait également le moulin de Bernède sur le Bagen - voir plus bas) qui, d'après les dires de certains, le laissait à l'abandon, car il était difficile à entretenir. Il nécessitait des réparations fréquentes qui étaient au-dessus des moyens financiers de son propriétaire. D'ailleurs, il n'était plus en fonctionnement à cette date. A ces accusations, le propriétaire se justifiait que le moulin ne fonctionnait car les gens n'étaient pas assez nombreux pour l'utiliser quotidiennement.
Le 17 août 1829, le moulin fut vendu à Jean-Pierre Dégeilh et Paul Galy Caillet.
En 1846, ce moulin appartint à Célestin Dégeilh, maire de Biert. Ce dernier le vendit par acte du 2 novembre 1858 à Pierre Galy Caillet, qui fut à l'origine de la plainte portée contre Magdeleine Dandieu, propriétaire du moulin de Mourès (du haut) en 1860. Il fit intervenir le maire de Biert.
 

Situation Mourès  

En bordure du Bagen, les ruines du moulin du bas sont envahies par la végétation.
photo n°15

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Difficile car il n'y a pas de chemin
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche non
Année de construction Vers 1795
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) 1949
 Nombre de meules 2
 En bordure du Bagen ou Bernède (rive gauche) - au confluent avec le ruisseau du Caillet (rive droite)

 

N°22 : 7 - Le moulin à farine de Mourès (du haut) :

777 - E2-2 : Il est situé à 500 m en amont du précédent et est dans le même état. Là aussi l'accès n'est pas facile.
En 1826, Jean et Pierre Galy Caillet, respectivement père et fils, habitant du Saraillé, demandèrent l'autorisation de construire ce moulin à farine. Ils s'appuyèrent sur l'augmentation de la population du quartier et sur le fait que le moulin le plus proche (le suivant dans cet inventaire) ne fonctionnait plus, obligeant les habitants à aller moudre leurs grains bien trop loin. Cette demande fut à l'origine d'une forte opposition de certains riverains. Néanmoins débuta la construction dès 1826.
La meule devait avoir un diamètre de un mètre. Sans attendre l'autorisation, dès le mois d'août 1826, le moulin faisait de la farine. La gendarmerie, sûrement alertée par les opposants, vint constater que le moulin fonctionnait et ce, sans autorisation. Une guerre ouverte entre les deux camps s'installa, accompagnée de menaces. Les Galy Caillet durent mettre le moulin au chômage, en attendant l'autorisation. Mais la raison prit le dessus et le moulin fut autorisé à fonctionner par arrêté du roi Charles X, du 23 juin 1827.
En 1841, les Galy Caillet se lancèrent dans l'agrandissement du moulin par adjonction d'une scierie et d'un mécanisme pour faire de l'huile, sans autorisation. En 1846, suite à une plainte, les Galy furent obligés de mettre la scierie et le moulin à huile au chômage. Ils se calmèrent un moment, mais la scierie se remit à fonctionner, puisqu'en août 1859, Magdeleine Dandieu hérita du moulin et demanda officiellement l'autorisation pour la scierie, alors qu'elle fonctionnait depuis déjà une vingtaine d'année.

Situation Mourès  

Le moulin du haut se cache sous un épais tapis de verdure. Néanmoins, les traces de cette activité sont encore présentes comme le montre les deux flèches jaunes qui vous indiquent les meules couchées sur le sol.
photo n°16

Type de moulin à farine + (scierie et huile)
Difficultés d'accès Difficile car il n'y a pas de chemin
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1826 et 1841
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) vers 1914
 Nombre de meules 1
 En bordure du Bagen (rive gauche)

 

N°23 : 8 - Le moulin à farine de Bernède (du bas) dit del Bourdic :

777 - Massat I1-1 : bien que situé dans la commune de Massat, il m'a semblé plus logique de l'intégrer à l'inventaire des moulins de Biert, car situé sur le Bagen, ruisseau sur lequel sont situés les deux moulins précédents.
Ce moulin avait été construit (sans autorisation préalable), vers 1795, soit peu après la Révolution de 1789, dans une période qualifiée de trouble. Il fut construit en même temps que celui de Mourès du bas à une distance de 400 toises l'un de l'autre, aux frais des habitants qui avaient formés un syndicat pour la cause. Mais au fil du temps, l'entretien coûtant, la plupart des habitants se désengagèrent et Germain Dandieu de Jammès acheta (vers 1805) les deux moulins au syndicat et les remis en état.
En 1826, ce moulin appartenait toujours à Germain Dandieu, qui, d'après les dires de certains, le laissait à l'abandon, car il était difficile à entretenir. Il nécessitait des réparations fréquentes qui étaient au-dessus des moyens financiers de son propriétaire. D'ailleurs, il n'était plus en fonctionnement à cette date. A ces accusations, le propriétaire se justifiait que le moulin ne fonctionnait car les gens n'étaient pas assez nombreux pour l'utiliser quotidiennement.

Situation Balmayne  

 

 

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Non visité
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction Vers 1795
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules 2
 En bordure du Bagen (rive gauche)

 

N°24 : 9 - Le moulin à farine de Bernède (du haut) :

778 - Massat I2-1 - H1-1 : bien que situé dans la commune de Massat, il m'a semblé plus logique de l'intégrer, tout comme le précédent, à l'inventaire des moulins de Biert, car situé sur le Bagen, ruisseau sur lequel sont situés les trois moulins précédents.
Le 9 avril 1868, Cyprien Galy Baloué, habitant du hameau de Las Bouzigues demanda la permission de construire une scierie. Il l'obtint le 7 octobre 1869.

Situation Ritou  

 

 

Type de moulin Scierie
Difficultés d'accès Non visité
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche ?
Année de construction 1868
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de lames ?
 En bordure du Bagen (rive droite)

 

N°25 : 10 - Le moulin de Nabies (Nabios) ou de Loulé :

771 - 779 - 1576 - G1-1 : Il est situé sur l'Arac à 1,5 km après Biert, en allant vers Saint-Girons, en amont du pont ruiné de Nabios, en contrebas de la route départementale D618. Il n'en reste que des pans de murs et sa solide base. On devine les canaux d'entrée et de sortie des eaux. C'était une grande et belle bâtisse sur trois niveaux, si on y inclus le niveau des machines. Outre une partie pour moudre la farine, il devait avoir d'autres fonctions (scierie ou autre).
En 1806, Antoine et Jean Mirouse, la veuve Mirouse et Antoine Pujol demandèrent l'autorisation pour construire un moulin à farine.
En 1870, il appartenait à Elie Mirouse qui demanda également la construction du pont en pierre qui enjambe l'Arac, encore de nos jours, non loin du moulin. Il y avait autrefois un pont en bois.
En 1928, il appartenait à Auguste Mirouse.

Situation Nabios - Loulé  

Depuis le bord de la route, en contre bas, on aperçoit l'Arac et les ruines du grand moulin. Encore une fois, on voit le canal de sortie des eaux.
photo n°17

Type de moulin à farine + autre (usine)
Difficultés d'accès Facile
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1806 - 1808
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules ?
 En bordure de l'Arac (rive gauche)

 

 

Boussenac

 

L'ancienne seigneurie de Boussenac comprenait 5 moulins à farine dits banaux, qui appartenaient tous au seigneur. Il s'agissait des moulins de la Fargue (du haut), de la Fargue (du bas), de Boussenac (du haut), de Boussenac (du bas) et peut-être de celui de Las Mos. Il y avait également une seule forge, dite de Canadelle. Les autres moulins furent construits après la Révolution de 1789.

 

N°26 : 1 - Le moulin à farine de Boussenac (du haut) :

795 - ? : La difficulté pour situer ce moulin est qu'il n'est pas inscrit sur le cadastre de 1851, ni sur celui du XVIII° siècle, comme le précise un courrier de 1821. Sur le cadastre du XVIII° siècle, ce moulin, (comme le suivant), n'était pas indiqué comme construit (bien qu'il le fut), mais la parcelle sur laquelle il était situé, était dénommée "vacant du moulin", preuve qu'il était déjà en mauvais état à la fin du XVIII° siècle.
Néanmoins, ce moulin (comme le suivant), remonte au moins au XVI° siècle. En effet, il apparait dans le dénombrement du seigneur de Boussenac, en l'an 1525. Il dut être plus ou moins abandonné pendant certaines périodes.
En 1787, il fut vendu par le seigneur de Rochechouart à Jean-François Prat (ce moulin faisait partie des 5 moulins appartenant au seigneur). Avec la Révolution de 1789, les habitants détruisirent le canal d'amenée d'eau et le barrage de retenue, puis dévièrent les eaux qui arrivaient au moulin, pour arroser leurs prés.
A la mort de Jean-François Prat, sa veuve laissa les moulins tomber en ruine. Elle en avait la jouissance, bien que Jean-François Péricat, son neveu, en fut le propriétaire.
En fin d'année 1820, ce dernier décida de remettre les deux moulins en activité. Mais les oppositions furent nombreuses, tant et si bien qu'il abandonna le projet en 1822. S'il avait persisté dans sa demande, il lui aurait fallu payer de très nombreux procès contre les habitants de Boussenac.

Situation Boussenac  

 

 

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Non situé
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1525
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Vers 1789
 Nombre de meules 1
 En bordure du ruisseau de Boussenac (des Arils)

 

N°27 : 2 - Le moulin à farine de Boussenac (du bas) :

795 - ? : Les commentaires sont identiques au précédent.

Situation Boussenac  

 

 

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Non situé
Etat du Bâtiment ?
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1525
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Vers 1789
 Nombre de meules 1
 En bordure du ruisseau de Boussenac (des Arils)

 

N°28 : 3 - Le moulin à farine de Pissou :

799 - B6-2 - Massat B1-1 : Il est situé à côté du ruisseau de Neyert (ou des Faoux), au sud-est du Touroun de Bastouet. On peut y accéder à partir de Pissou. Depuis la fin de la route, prendre le chemin qui descend sur votre droite. Au début bien visible, la fin est plus délicate car la végétation a envahi les lieux. On arrive ainsi sur un mur planté au milieu de nulle part, sur l'autre rive du ruisseau. C'est la pile de l'ancien pont dit de Pissous (Pissons) du chemin qui reliait le Touroun de Bastouet à Pissou. Le pont a depuis disparu. Le moulin était tout à côté , le long de la rivière. Du moins, ce qu'il en reste. Soit quelques pierres.
Le premier octobre 1829, Antoine Piquemal Lagoueilhat, forgeron, avait installé à cet endroit, une meule à aiguiser depuis trois ans déjà. Il demanda alors la permission de construire un moulin à farine à une meule, au même endroit (le terrain appartenant à la commune de Boussenac, en bordure du ruisseau du Faux, au confluent avec le petit ruisseau du Pouech). On apprit, en janvier 1830, que le moulin était en fait déjà construit. Il apparaissait toujours sur le cadastre de 1851.

Situation Boussenac (Touroun de Bastouet)  

Depuis la rive gauche du Neyert, on aperçoit la pile (mur) de l'ancien pont de Pissou (à droite de la photo). Si l'on y fait attention, une pierre (sorte de petit tunnel) est un des seuls vestiges du moulin (à gauche de la photo).
photo n°18

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Ancien chemin envahi par la végétation. Il faut traverser le Neyert.
L'accès, depuis le Touroun de Bastouet, est aussi envahi par la végétation.
Etat du Bâtiment Il n'en reste quasiment rien
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1829
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules 1
 En bordure du Neyert (Faoux) (rive droite)

 

N°29 : 4 - Le moulin à farine de la Gouaillou :

000 - B7-2 : Il est situé sur le ruisseau de Lafitte, au confluent avec la Fountabelle, au sud du hameau de Lafitte. Son accès depuis le bord de la route qui mène au col de Port n'est pas aisé, car il n'y a pas de chemin bien tracé. Il n'en reste que des ruines dissimulées sous la végétation. Néanmoins, le tunnel de sortie des eaux est encore bien visible. La salle qui le précède semble avoir été creusée dans la roche.

Situation Boussenac (Lafitte)  

Les traces du moulin se résument à peu de choses. On voit ici une sorte de petit tunnel. C'est en fait le canal par lequel l'eau sortait de la bâtisse.
photo n°19

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Difficile, car pas de sentier
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1851
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules ?
 En bordure du Ruisseau de Lafitte

 

N°30 : 5 - Le moulin à farine de Pérical :

000 - C7-2 : Il est situé à côté du ruisseau de Labésou, non loin du confluent avec le Neyert, au sud du hameau de Soualèou (Soualeu). Autrefois, un bassin de retenue d'eau permettait de stocker de l'eau juste au dessus du moulin. On le devine encore de nos jours, mais il est comblé par la terre. C'est en fait, l'étrange partie bien plane devant le moulin. La bâtisse mesurait environ 6m x 6m. Les murs avaient une épaisseur de 1 m. La meule avait un diamètre de 1,4 m environ et une épaisseur de 40 cm. Les gens du coin l'appelle aussi la Moula. Il apparait sur le plan d'assemble du cadastre de 1819, sous la désignation de moulin à eau.

Situation Boussenac (Soualèou)  

Encore une fois, le canal de sortie de l'eau est un bon indice pour découvrir le moulin. Au premier plan, un bout de meule.
photo n°20

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1819
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Avant 1939
 Nombre de meules 1 probablement
 En bordure du ruisseau de Labésou (rive gauche) / ruisseau de Neyert (rive droite)

 

N°31 : 6 - Le moulin à farine d'Espies (Espios) - du haut :

800 - C8-1 : Il est situé sur le ruisseau de Labésou, à quelques dizaines de mètres de la route D618 (Massat-Col de Port). Il est en ruine, dans la végétation. Néanmoins certains mécanismes en fer sont encore présents et vous permettront de comprendre le fonctionnement comme l'explique le schéma ci-dessous.
La demande de construction remonte au tout début de l'année 1826. Il fallut attendre l'ordonnance royale de Charles X, en date du 6 mai 1827, pour en autoriser la construction. Ce fut Jean Pujol Ségalasse, habitant de Boussenac qui en fit la demande en tant que propriétaire. Ce dernier possédait également le moulin situé juste à côté, à deux mètres, un peu plus bas (voir n° suivant). Lors de la demande, le moulin n'avait qu'une seule meule. Mais comme on peut le voir actuellement, le moulin en possédait deux. Il a donc subit une rénovation importante au cours du temps.

Situation Boussenac (Espios)  

Voici le plus bel exemple des vestiges d'un moulin, et ce en plein air. Avec un peu de logique, on arrivera aisément à comprendre le fonctionnement. Par rapport au schéma ci-dessous, on voit bien les repères 4, 8, 8', 10 et 11.  Dans la salle à côté, vous pourrez voir la roue à aube en fer (repère 2) qui entraînait ce lourd mécanisme.
photo n°21

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Difficile, car la végétation est dense
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1826 - 1827
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Entre 1900 et 1939
 Nombre de meules 1 à l'origine, puis 2
 En bordure du Labésou (rive gauche)

 

 
1 - Entrée de l'eau issue du canal
 1' - Sortie de l'eau
 2 - Roue à aube verticale
 3 - Axe horizontal
 4 - Engrenage vertical
 5 - Engrenage intermédiaire
 6 - Engrenage horizontal
 7 - Axe vertical
 8 et 8' - Axes des meules
 9 et 9' - Engrenages
 10 - Meule dormante
 11 - Meule mouvante
 12 - Plancher intérieur

 a - Trémie à grains
 b - Auget
 c - Tonnelle
 d - Goulotte
 e - Auge à farine

 En réalité, les axes des meules (8 et 8') sont en position A au lieu de B et C au lieu de D (afin de faciliter la lecture du dessin).
Les meules (dormante et mouvante) de l'axe 8' ne sont pas représentées.

- Schéma de principe de fonctionnement du moulin à farine à roue verticale d'Espies -

A l'ouverture d'une trappe, l'eau du canal tombe pour entraîner en rotation la roue à aube. L'axe 3 fait alors tourner l'engrenage vertical. Grâce au système d'engrenage, les axes des meules tournent.

Le moulin d'Espies avait deux meules. Le nombre d'étages était de 2 ou 3. Les ruines actuelles ne permettent pas de le préciser.
 

 

N°32 : 7 - L'ancien moulin à farine d'Espies (Espios) - du milieu :

800 (plan) - C8-1 : Il était situé directement sous le précédent, à quelques mètres seulement. Il n'en reste malheureusement que peu de traces (un petit pan de mur), noyé dans la végétation. Il existait déjà avant la construction du du moulin du haut (le précédent).
En 1826, il appartenait à Jean Pujol Ségalasse.

Situation Boussenac (Espios)  

 

 

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Difficile, car la végétation est dense
Etat du Bâtiment En ruine - il ne reste qu'un petit pan de mur
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1825
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Après 1827
 Nombre de meules 1
 En bordure du Labésou (rive gauche)

 

N°33 : 8 - L'ancien moulin à scier d'Espies (Espios) - du bas :

800 (plan) - C8-1 : Il était situé directement sous le précédent, à quelques mètres également. Il n'en reste malheureusement que peu de traces (un petit pan de mur), noyé dans la végétation. Il existait avant la construction du moulin du haut. C'était le bâtiment le plus important des trois moulins d'Espios.

Situation Boussenac (Espios)  

 

 

Type de moulin à scier
Difficultés d'accès Difficile, car la végétation est dense
Etat du Bâtiment En ruine - il ne reste qu'un petit pan de mur
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1825
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Après 1827
 Nombre de lames 1
 En bordure du Labésou (rive gauche)

 

N°34 : 9 - Le moulin de la Fargue de la Canadelle :

000 - D4-2 : C'était l'un des moulins qui appartenait au seigneur de Boussenac, sous l'Ancien Régime (attention : contrairement à ce que l'on croit généralement, il ne s'agit pas de la forge de la Canadelle). La bâtisse est en très bon état et a été transformée en maison d'habitation.  Le canal d'alimentation en eau était très long (environ 1 km) pour dévier et amener les eaux de la Canadelle. Il est à présent comblé par la terre, mais on en devine aisément le tracé. Il ressemble à un simple chemin.
Nous sommes dans l'un des grands centres industriels d'autrefois de la vallée de Massat. D'ailleurs, le nombre de moulins alentours en est la preuve.
Lors de la vente de la seigneurie en 1787, il appartint à Jean-François Prat, négociant à Saurat. Son neveu Péricat le possède en 1820, puis Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret et ensuite sa veuve (1857).

Situation Boussenac (Cartou)  

Quel joli bâtiment. Ce lieu était également un haut lieu économique de la vallée.
photo n°22

Type de moulin A farine
Accès Depuis le hameau de Cartou (fin de la route), prendre tout droit par un très bon chemin jusqu'au moulin (environ 500 m)
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction Bien avant 1787
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules 2
 En bordure du ruisseau de Gabriel (rive gauche)

 

N°35 : 10 - Le petit moulin de la Fargue de la Canadelle :

000 - D4-2 : Il est situé à 5 mètres au dessus du précédent. Il utilisait le même canal d'eau et appartenait également au seigneur de Boussenac. Lors de la vente de la seigneurie en 1787, il appartint à Jean-François Prat, négociant à Saurat. Son neveu Péricat le possède en 1820, puis Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret et sa veuve (1857).

Situation Boussenac (Cartou)  

Depuis l'endroit où passait l'ancien canal (aujourd'hui partiellement comblé), la vue plonge sur les deux moulins de la Fargue. Le plus lointain est le moulin précédemment décrit. Plus proche de nous, c'est le petit moulin de la Fargue.
photo n°23

Type de moulin Farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction Bien avant 1787
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules 1
 En bordure du ruisseau de Gabriel (rive gauche)

 

N°36 : 11 - Le moulin à scier de la Fargue :

876 - D4-1 : Depuis le moulin de la Fargue (le précédent), emprunter le sentier qui descend tout droit vers la Canadelle, le long de la rive gauche du ruisseau de Gabriel. Il est au confluent des deux.
Vous remarquerez les ruines de l'ancien moulin qui était une scierie à une seule lame. Construit lors de la première moitié du XIX° siècle, il appartenait en 1857 à la veuve de Pey-Jouan Claustre dit Barbanère, homme influent de l'époque.

Situation Boussenac (Cartou)

La flèche jaune indique la sortie de l'eau.
photo n°24

Type de moulin scierie
Difficultés d'accès Moyen, à cause de la végétation dense
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction Entre 1853 et 1857
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de lames 1
 En bordure du ruisseau de Gabriel (rive droite) / Canadelle (rive droite)

 

N°37 : 12 - La forge de Canadelle :

876 (plan) - 796 - 1514 - D4-1 : Elle est située entre le N°7 et le N°9. Le lieu est difficile à reconnaitre. Néanmoins, remarquez deux petits rus (vestiges du canal de sortie de l'eau de l'ancienne forge). Remarquez également le dénivelé (en face vous en tournant le dos à la rivière), qui servait de chute d'eau. Malgré la croyance des gens d'aujourd'hui, l'ancienne forge de la Canadelle n'est pas l'un des deux moulins de la Fargue, mais bien cet endroit où les vestiges sont malheureusement peu visibles.  On en retrouve la trace dans un acte de dénombrement du 11 février 1540, dans lequel, le seigneur de Boussenac, François-Roger de Comminges-Bruniquel précisait qu'il possédait en cette seigneurie une ferrerie. Dans cette forge (farga en occitan, d'où le mot fargue), on transformait principalement le minerai de fer en lingots de fer. Pour cela, on utilisait du charbon de bois qui était fabriqué dans les forêts de la montagne de Péguère par les charbonniers de la vallée, si réputés. Cette forge était une forge dite à la catalane. Elle utilisait une trompe dans laquelle s'engouffrait l'eau qui aspirait en même temps de l'air. Cet air servait alors à souffler dans le foyer où étaient mélangés le minerai et le charbon de bois.
La forge appartint donc aux différents seigneurs de Boussenac. Elle fonctionnait toujours en 1778. Elle fut vendue en 1787 à François Prat, négociant de Saurat par François-Charles de Rochechouart, alors seigneur de Boussenac. Elle fut abandonnée vers 1800. Son neveu, Jean-François Péricat de Saurat, la récupéra. Dès 1813, il voulut la réhabiliter, mais il n'en restait alors que des ruines. Cependant, il réitéra sa demande en 1820 et obtint, en août 1823, une autorisation royale pour la reconstruire. Mais elle ne le fut pas et en 1826, alors acquise par les frères Berthoumieu de Toulouse, ces derniers demandèrent de transférer le droit de feu de Boussenac à Rabat les Trois Seigneurs. Une ordonnance royale du 26 août 1829 les y autorisa, tuant ainsi, à jamais, la forge de Boussenac dite de la Canadelle, après près de cinq siècles d'activité. En 1862, elle n'était plus que ruines.

Situation Boussenac (La Fargue)

 

 

Type Forge
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Aucun
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1540
Date de la dernière utilisation Vers 1800
 Nombre de feu 1
 En bordure de la Canadelle (rive droite)

 

N°38 : 13 - Le moulin à farine de Canadelle :

876 (plan) - 794 - 1513 - D4-1 : Il est situé entre le N°7 et le le N°9, le long de la Canadelle, mais sur  la rive gauche de la rivière, contrairement aux deux autres qui sont sur la rive droite. Il est donc situé sur la commune de Massat et non sur celle de Boussenac. Mais vue la proximité des deux autres moulins, il m'a semblé plus logique de le décrire ici. Depuis la forge,  descendre le long de la rive droite de la Canadelle (sentier). Vous l'apercevrait sur l'autre rive. Son canal de sortie de l'eau qui est bien visible, attirera votre regard (tunnel de 6 à 8 m de long).
L
es ruines sont encore imposantes. Les deux canaux de sortie de l'eau forment un long tunnel dans lequel il est possible de pénétrer sans problème. A l'intérieur, on se situe dans une salle d'où l'on peut ainsi apercevoir les pierres trouées du plafond par lesquelles passaient les axes des meules.
Le moulin était en partie construit en 1843 (sans autorisation) par Jean-Baptiste Piquemal dit Lagoueillat (meunier), alors propriétaire. En 1844,  il demanda officiellement la permission de le construire (moulin à farine à deux meules seulement). C'était un bâtiment à trois niveaux. Il fut mis en activité en 1845, avant l'obtention des autorisations. En février 1846, par arrêté, la préfecture lui ordonna la mise en chômage et la destruction du barrage du moulin. Pourquoi tant d'oppositions à ce projet ? Nous allons dévoiler les arguments des gens qui le soutenaient. Tout simplement parce que l'influence de Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret était très importante à l'époque. En effet, ce dernier possédait une très grande fortune, dont les deux moulins à farine de la Fargue et la scierie de la Fargue (voir leurs descriptions plus haut dans cet inventaire). Il employait également des habitants de Boussenac. D'ailleurs, Jean-Baptiste Piquemel dit Lagoueillat qui voulait construire le présent moulin, était l'un des employés (garçon meunier) du dit Claustres. Il était donc très influent à Boussenac. Sur le plan politique, il possédait le titre d'électeur, ce qui lui conférait une position influente auprès des différentes autorités. Bref, le projet n'était pas du goût de Claustres qui usa de ses relations pour l'anéantir. Le projet était également concurrent du sien (voir plus bas ***). Mais avec le renversement de la Royauté en 1848, l'influence de Claustres diminua. Ce dernier décéda et sa veuve prit le contrôle de sa fortune. Néanmoins, Piquemal fit une nouvelle demande en 1857 pour maintenir son moulin à farine en activité, ainsi que la scierie qu'il avait construite (illégalement) depuis peu d'années (incluse dans la bâtisse du moulin à farine). Les opposants au projet furent toujours aussi nombreux. Il lui fallut attendre le 31 août 1865 pour obtenir enfin, l'autorisation tant convoitée. Mais tout ceci n'empêcha pas Piquemal de faire fonctionner son moulin pendant toutes ces années. Ceci nous permet donc de tempérer les arguments des gens favorables au projet, contre le sieur Claustre, qui n'avait pas fait exécuté l'arrêté de la Préfecture.

*** : 797 - 798 - D4-1 - Nota : en face de ce moulin, sur l'autre rive donc, il y avait eu un projet de construction d'un moulin à deux meules et scierie à une lame, en 1844. La demande fut faite par Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret. Ce projet fut donc en concurrence directe avec le projet de Piquemal Lagoueillat (sur l'autre rive). Claustres obtint l'autorisation de construire son moulin, le 5 juin 1846. Mais le projet en resta là. Rien ne fut réalisé. Cet état de fait permit au moulin de Piquemal Lagoueillat, cité ci-dessus, de pouvoir exister.
Ce Pey-Jouan Claustre Barbanère dit Jougarret avait acheté au sieur Péricat (héritier de Jean-François Prat qui avait acheté la seigneurie de Boussenac au dernier seigneur en 1787) une grande partie du tissu industriel de Boussenac. Il possédait les deux moulins de la Forge de la Canadelle, la forge de la Canadelle et le moulin de la scierie de la Fargue et autres terrains. A son décès (avant 1857), tous ces biens furent transmis à sa veuve.

Situation Boussenac (Cartou) / Massat

 

En bordure de la Canadelle, les murs sont encore suffisamment hauts pour ne pas manquer ce moulin. De plus, on aperçoit très bien la bouche du long tunnel (sortie de l'eau).
photo n°25

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès Il faut traverser la Canadelle (pas de pont)
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1843 - 1844
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules et de lames 2 meules + 1 lame
 En bordure de la Canadelle (rive gauche)

 

N°39 : 14 - Le moulin de Cartou :

876 (plan) - 798 - D4-1 : Il est situé au confluent de la Canadelle et du ruisseau de Perlong (ou de Cartou). Depuis le hameau de Cartou (fin de la route), prendre à gauche par un très bon chemin qui descend jusqu'au moulin (environ 500 m). Aucun nom n'est mentionné. Il pourrait très bien s'appeler le moulin de la Canadelle, ou bien encore de Cartou ou de Fidèle. Je lui ai donné celui de Cartou, afin de ne pas le confondre avec les précédents.
En 1847, Jean Claustre Barbanère dit Jougarret (à ne pas confondre avec Pey-Jouan Claustre Barbanère dit Jougarret, le propriétaire d'autres moulins sur la Canadelle) demanda l'autorisation de construire un moulin à farine à deux meules. Le moulin était déjà terminé en début d'année 1848.
En 1857, il appartenait toujours à Claustre dit Jougarret.

Situation Boussenac (Cartou)

Vue depuis le confluent de la Canadelle et du Perlong. Au premier plan le ruisseau de Perlong.
photo n°26

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1847
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) ?
 Nombre de meules 2
 En bordure de ruisseau de Perlong (rive gauche) / la Canadelle ( rive droite)

                                                                                                                                         

N°40 : 15 - Le moulin à farine de las Mos :

000 - E7-2 : Il était déjà en ruine en 1851. Autant dire qu'il n'en reste pas grand chose. Pourtant, un bout de mur est là pour rappeler qu'il y avait autrefois un moulin. Situé sur la rive gauche de la Canadelle, il appartient tout de même à la commune de Boussenac.
Depuis la fin de la route du Rieuprégon, emprunter le chemin qui descend dans le hameau vers la Canadelle. Plus bas, virer à droite pour rejoindre le pont qui enjambe la Canadelle. Les ruines du moulin sont juste après sur votre gauche.
Ce moulin devait faire partie de l'inventaire de 1787 (4 moulins à une meule plus un moulin à deux meules), lors de la vente de la seigneurie. Il devait avoir une meule. Mais nous n'avons aucun document qui parle de ce moulin, sauf
qu'il apparait sur le plan d'assemble du cadastre de 1819. Il est situé quelques pas après la pontille de Las Mos.

Situation Boussenac (Rieuprégon) / Massat

 

Seul un petit bout de mur subsiste (à gauche sur la photo)
Le découvrir est déjà une chance !
photo n°
27

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1819
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) avant 1851
 Nombre de meules 1 ?
 En bordure de la Canadelle (rive gauche)

 

 

Le Port



N°41 : 1 - Le moulin à farine du Goua del Berger :

000 - A3-1 - C2-1 : Il est situé dans le village du Port. Il fut construit en 1708 (voir l'article n°9 du Petit Journal de Massat ). Il appartenait au seigneur de Massat et faisait partie des 5 moulins banaux de la seigneurie de Massat. Son intérieur était en bon état en 2009, tout comme les trois meules. Les canaux d'entrée et de sorties de l'eau sont bouchés. C'est une chance de le voir encore ainsi. C'est un joli patrimoine à conserver ...
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat, Louis Auguste Elzéar de Sabran, le moulin appartint durant une courte période à l'Etat qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Le moulin (à deux meules à l'époque) fut vendu (lot 59) à Jean-Baptiste Auriac et autres. Sa mise à prix fut de 2000 livres. Il fut adjugé pour la somme de 3690 livres. Cette somme était très importante pour l'époque. Ceci nous prouve que ce moulin était en bon état de marche à cette époque et qu'il était très fréquenté. Il est vrai qu'il était le seul moulin à farine, à l'époque , sur l'actuelle commune de Biert.
En 1805 (An XIII), le moulin appartenait à Joseph Cot et aux héritiers de Jean-Baptiste Auriac.
On lui ajouta une troisième meule, un peu plus tard.

Situation Le Port (village)  

Intérieur en bon état du moulin du Port.
photo n°
28

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon état
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1708
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) avant 1939
 Nombre de meules 2 en 1794 -  3 courant XIX° siècle
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°42 : 2 - La forge du Berger :

000 - A3-2 : Elle existait avant 1705 car elle est citée dans les anciens écrits mais ne figure pas dans le cadastre napoléonien. Son emplacement est inconnu car il est difficile de faire un lien entre son nom et le cadastre. Elle pourrait se situer à proximité du moulin du Goua del Berger qui fut construit en 1708, ou bien est-ce tout simplement la forge de Lispartens.
Elle appartenait au seigneur de Massat.

 

N°43 : 3 - Le moulin à farine d'Arac (Ardeit) :

801 - D2-1 : Il est situé après le village d'Arac, en contre bas de la route qui amène au Trabiet, quelques mètres avant l'embranchement avec celle qui monte à Lespiacère.
Il fut construit quelques temps après la Révolution. Ce fut Jean-Baptiste Casse, Jean et Jeannot Sutra Gardès d'Ardeit (quartier d'Arac) qui firent la demande de construction en l'an XIII de la première République . En juin 1805, le moulin fonctionnait déjà et sans autorisation. Les trois propriétaire furent sommés de détruire les mécanismes du moulin par suite d'une plainte posée par les propriétaire du moulin du Port (le Bergé), qui voyaient là une concurrence à leur activité.
Malgré les oppositions, le moulin continua son activité jusque vers 1950. C'était le seul qui fonctionnait pendant la guerre de 1945 dans la commune du Port.

Situation Le Port (Arac)

Depuis le bord de l'Arac, on devine les deux tunnels par lesquels sortait l'eau, ainsi qu'une partie du mur.
photo n°30

Type de moulin à farine
Difficultés d'accès Bien qu'à côté de la route, la végétation en défend l'accès.
Etat du Bâtiment En ruine sous la végétation
Moulin en état de marche Non
Année de construction An XIII (1805)
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) vers 1950
 Nombre de meules 2
 En bordure de l'Arac

 

N°44 : 4 - Le moulin à farine et scierie de las Alès :

802 - G1-1 - I1-2 : Il est situé sur le joli plat herbeux en bordure du Courtignou, au lieu appelé las Alès (les ailes). C'est aujourd'hui la maison du descendant du dernier meunier (famille Loubet Loche). Lorsqu'on regarde cet ensemble constitué de plusieurs maisons accolées, et ce en ayant l'Arac devant soi, le moulin primitif était la partie gauche de l'ensemble. Par la suite, l'habitation de droite a été construite et les meules y ont été déplacées pour devenir le nouveau moulin. Ce dernier s'est arrêté de fonctionner en 1933, à la mort du meunier. Le canal principal se divise en trois canaux secondaires dont un pour la scierie et deux pour les deux meules à farine.
En 1809, Jean Teychené Rabious dit Lazalès demanda l'autorisation de construire un moulin à deux meules aux Ourtrigous. C'est le moulin qui porte encore de nos jours le nom de las Alès.

Situation Le Port (Las Ales)  

La belle bâtisse de Las Alès abrite l'ancien et le nouveau moulins.
photo n°
31

Type de moulin à farine + scierie
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Très bon
Moulin en état de marche Non
Année de construction 1809
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) 1933
 Nombre de meules et lames 2 meules + 1 lame
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°45 : 5 - La forge de la Fargue ou de Lispartens :

803 - F1-1 : Elle était située à l'endroit appelé la Fargue (terme qui signifie la forge), rive droite du Courtignou. Il n'en reste malheureusement aucune trace. Seul le pont (de la Fargue) qui enjambe le Courtignou et un chemin d'accès subsistent. En venant de la route Massat - Le Port, ne pas traverser le pont routier qui mène aux Ourtrigous. Juste avant, descendre dans le pré, sur votre droite. Elle était au bout du pré, à quelques mètres de pont en bois. Il n'en reste aucune trace visible.
Sur l'autre rive, il y a encore une grange (voir photo ci-contre), qui pouvait être un bâtiment entrepôt de la forge.
La forge appartenait autrefois au seigneur de Massat et existait depuis des temps immémoriaux. Dans les textes anciens, elle était toujours nommée : forge de Lispartens.
Suite à la Révolution de 1789 et à la fuite à l'étranger du dernier seigneur de Massat, Louis Auguste Elzéar de Sabran, la forge appartint durant une courte période à l'Etat qui le mit en vente (aux enchères), le 11 Germinal de l'an II soit le 31 mars 1794. La vente se déroula à Massat même. Elle fut vendue (lot 58) à Pierre Galy Chipeu, négociant. Sa mise à prix fut de 1200 livres. Elle fut adjugée pour la somme de 4650 livres. Il était précisé que ce n'était plus que murs et débris de forge.
En 1816, Galy Chipeu demanda l'autorisation de remettre la forge en état de marche. Il était dit qu'elle n'avait pas fonctionné depuis environ 12 ans, ce qui laisse supposer qu'elle aurait fonctionné entre 1794 et 1803. Cependant, le maire de Massat s'opposa à la réhabilitation de la forge, car il craignait pour les forêts environnantes. En effet, les forges étaient très gourmandes en bois.
Elle fut remise en activité dès le mois d'octobre 1817, mais sans autorisation. Elle fonctionnait toujours en 1819. Après quelques temps, la forge cessa définitivement son activité (avant 1839). Elle employait alors 8 ouvriers forgeurs, 20 charbonniers et 20 voituriers.

 

Situation Le Port (La Fargue)

Le pont de la Fargue, vestige du lieu. Sur l'autre rive, la bâtisse n'est pas la forge mais une grange (autrefois une partie du magasin de la forge). La forge était là où a été prise cette photo.
photo n°32

Type de moulin forge
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment Pas de trace
Moulin en état de marche Non
Année de construction Fonctionnait déjà en 1622
Date de la dernière utilisation (en tant que forge) Avant 1839
 Nombre de meules -
 En bordure du Courtignou (rive droite)

 

N°46 : 6 - Le moulin à farine de Légret :

Aucune indication ne permet de savoir quelle était la fonction de ce moulin. Il est situé non loin de l'Arac, au lieu appelé Légret. Du bord de la route, à mi chemin entre Massat et le Port, un chemin vous conduit aux maisons de Légret en descendant vers la rivière. Les ruines du moulin sont sur votre gauche au fond du près.

Situation Le Port (Légret)  

Il ne reste que des ruines du moulin. Néanmoins, on devine encore le canal d'arrivée d'eau sur la gauche et devant nous, un des murs.
photo n°33

Type de moulin ?
Difficultés d'accès Aucune
Etat du Bâtiment En ruine
Moulin en état de marche Non
Année de construction Avant 1851
Date de la dernière utilisation (en tant que moulin) Avant 1939
 Nombre de meules ?
 En bordure de l'Arac (rive droite)

 

N°47 : 7 - La forge de La Foulie (haute vallée de l'Arac):

E5-1 : Elle est citée dans les anciens écrits (en 1622, elle fonctionnait encore, mais pas en 1780) mais ne figure plus sous ce nom dans le cadastre napoléonien de 1851. Elle serait dans le hameau de La Foulie en bordure de l'Arac.

 

N°48 : 8 - La forge de Martinat (vallée des Ourtrigous):

I2-2 : Elle est citée dans les anciens écrits (en 1622, elle fonctionnait encore, mais pas en 1780) mais ne figure plus sous ce nom dans le cadastre napoléonien de 1851. Elle serait dans le hameau de Martinat.

 

Voici donc cet inventaire terminé. Il me servira de base de travail afin de le compléter au fil de mes recherches ...
A noter qu'en 1622, il y avait 7 forges dans la vallée dont Canadelle, Ourtrigous, La Fargue (Lispartens) et Foulie. Ces 4 furent fermées à cause de la concurrence des hauts fourneaux. Les trois autres forges étaient : Pontets, Martinat et le Goua du Berger ?

 N'hésitez pas à me transmettre toute information qui pourrait compléter cet état.

Reste à traiter 1500 - 1501 -

 

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Dernière modification : 12 mai 2017