Le Port

 

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6 - Le Port

Nous allons visiter le vaste territoire de la commune du Port en trois excursions :

    a - Le village du Port et ses proches environs.
    b - La haute vallée de l'Arac et ses hameaux.
    c - La vallée du Courtignou, des Ourtrigous et l'étang de Lers.
   

a - Le village du Port et ses proches environs :

L'église du Port
photo n°1

L'intérieur de l'église du Port a été rénové dans les années 1980.
photo n°2

 

Le village du Port se situe au confluent du Courtignou et de l'Arac. Il doit son nom au col (de Lers) au pied duquel il est sis (le port = le col). C'est le chef-lieu de la commune. Vous retrouverez ici les monuments qui font partie de son histoire. L'église est bien sûr  le plus important. Elle date de 1784 et a été récemment rénovée. Elle est dédiée à Saint-Pierre. Le village est principalement situé sur la rive droite de l'Arac.

 

 


 

 

 

L'intérieur du moulin du Port est encore en bon état. Les trois tonnelles en bois recouvrent les trois meules de pierre. On y venait pour moudre le grain (seigle, sarrasin, blé ...)
photo n°4

Le moulin du Goua del Bergé, vu de l'extérieur. Il est situé en bord de route, dans le village.
photo n°
3

En bordure de la rivière, pour ceux qui ont l'œil exercé, vous pourrez voir le canal qui amenait l'eau au moulin du Port qu'on appelait le moulin du Goua del Bergé. Ce dernier est peu reconnaissable de l'extérieur. Il ressemble à une simple grange. Pourtant, il est en bon état. bien qu'il fut construit en 1708. Sa construction fut autorisée par la vicomtesse Jeanne-Rose de Foix-Rabat.
C'était alors le seul moulin de l'actuelle commune du Port. Les moulins de la vallée de l'Arac (aujourd'hui en ruine) et de las Alès seront construits bien plus tard. On fit une fête en compagnie de la seigneuresse pour fêter le grand moment. Il fut construit car les habitants du Port, d'Arac et des Ourtrigous devaient aller à pied au moulin de Massat pour faire moudre leurs grains.  Ceci leur posait des problèmes en période hivernale à cause de la neige qui limitait fortement les déplacements pendant deux à trois mois de l'année.

 

Un joli pont en pierre enjambe l'Arac, au cœur du village.
photo n°6

Vue sur la placette située à côté de l'église du Port
photo n°5

D'autres endroits méritent le coup d'œil, comme le pont sur l'Arac, la placette à côté de l'église, sans oublier d'aller visiter la statue de Saint-Joseph, en bord de route.
De la placette, il est possible de visiter les hameaux Peyregude (la pierre aigüe) et de Caychounet en empruntant la route étroite qui monte dans des pentes raides.
Le monument aux morts rappelle, quant à lui, les malheurs de la guerre de 1914-1918. Les habitants du Port furent nombreux à y mourir, ce qui accentua l'exode vers les grandes villes comme Toulouse.

 

 

Statue de Saint-Joseph
photo n°
7

 


 

La chapelle du Touron .
photo n°8

A la sortie du village, juste avant de passer le pont de l'Arac, en face le cimetière, vous pourrez vous arrêter visiter la chapelle du Touron qui date du XVI° siècle et qui est dédiée à Notre Dame de la Délivrance. Elle est située sur un promontoire qui domine le village.

 

En quittant le village, deux possibilités s'offrent à vous. La visite de la haute vallée de l'Arac ou bien celle de Courtignou et de l'étang de Lers. Voir les descriptifs ci-dessous.

 

 

 

b - La haute vallée de l'Arac et ses hameaux :

Le hameau de la Chique est constitué d'un petit nombre de maisons aux toits d'ardoise.
photo n°1

Le hameau d'Arac longe la route.
photo n°2

 Nous quittons le village du Port, en direction du port de Lers. Au niveau du cimetière, nous empruntons la route qui monte sur notre gauche. Nous abandonnons très vite les zones un peu boisées. Le premier groupe de maison s'appelle la Chique (la petite). Il est situé en contre bas de la route, dans des pentes plutôt soutenues. La vue sur la chapelle de Touroun et sur les vallées boisées du Courtignou et des Ourtrigous est bien dégagée. Nous laissons dans notre dos le chemin qui mène à la Briole et remontons à présent la haute vallée de l'Arac.  Les prés bordent la route étroite. Après le hameau de Loussail, nous atteignons Arac, hameau qui s'étire principalement le long de la route. Il est vrai que la place pour implanter des maisons est plutôt restreinte. Nous sommes dans les pentes du touroun de Noubial (1435 m). Les maisons sont pour la plus part fermées. Ceux qui y habitent à l'année se compte sur les doigts de la main. Dire qu'il y avait une école pour accueillir les nombreux enfants, au début du XX° siècle.
Dans le hameau, vous passerez devant l'oratoire dédié à Sainte-Thérèse.

 

Depuis les Sartrou, le Trabiet du dessous, est à présent entouré de  forêts. Elles ont remplacé les prés et autres terrasses cultivées.
photo n°3

 

 

Nous laissons Arac. La route se rapproche alors de la rivière. Un peu plus loin, une bifurcation vous permet de monter aux maisons de Lespiacère. C'est à ce niveau, au bord de la rivière que se trouvent les ruines de l'ancien moulin à farine qui était encore en fonctionnement pendant la guerre de 39-45. On y venait alors la nuit, pour se cacher des Allemands et moudre le grain. Aujourd'hui, il est caché sous la végétation.
Un peu plus loin, le hameau du Trabiet du dessous qui s'écrivait autrefois Trabieyt Dejous s'étire dans les pentes raides du pic de Bernes (1672 m).

Voir le panoramique depuis le Pic de Bernes

On imagine facilement les conditions de vie difficiles des habitants. A la sortie du hameau, on laisse sur notre droite la piste qui rejoint les Sartrou, groupe de 3 ou 4 maisons, dont le nom signifie terre défrichée. Peu après, se trouve la seconde ancienne école de la vallée du haut Arac. Mais où sont donc passés les nombreux enfants qui peuplaient cette vallée ?
Aujourd'hui, on a du mal à imaginer les cris des enfants dans la vallée et l'activité de toutes ses nombreuses familles de cultivateurs. A présent, on n'entend seulement la rivière couler au fond de la vallée.

Voir le panoramique depuis le Pic de l'Areille

Le hameau du Trabiet du dessus et les pentes boisées du pic de Bernes.
photo n°4

Le Trabiet du dessus est le prochain hameau. Les endroits pour se garer ne sont jamais très nombreux. La route amorce ses derniers virages en épingle à cheveux avant d'atteindre la Foulié puis le Carol, dernier hameau de la vallée situé à un peu plus de 1000 mètres d'altitude. C'est le terminus de la route. Au-delà,  il faudra poursuivre à pied. On y rencontra de nombreuses bordes (granges) qui servaient autrefois à entreposer le foin coupé dans les champs environnants, et parquer les animaux. Il vous suffira de suivre les nombreux chemins qui partent du Carol pour les découvrir.
 

Les Goutets est un bel endroit reposant, autrefois lieu d'habitation des bergers.
photo n°5

A noter, que depuis la Foulie, une piste en mauvais état permet de rejoindre les Goutets, lieu qui regroupe de nombreux orris, ces cabanes de bergers aux formes originales, propres à l'Ariège. Elles ont toutes été récemment rénovées. Le détour vaut vraiment le coup d'œil. Nous sommes alors sous le pic des Trois Seigneurs dont le sommet nous domine de plus de 800 m. Sur d'anciennes cartes, ce sommet s'appelait également la Pique de Barrès (à ne pas confondre avec le Pic de Barrès, son voisin).
De là, on peut rejoindre le GR (chemin de grande randonnée) pour atteindre le col de Goulours et avoir une vue sur la vallée du Liers, ou bien le col de Rose, dominé par le touroun de Lardas,  pour jeter un œil sur la vallée du Courtignou. Entre les deux cols, dans les pentes du pic de Barrès (dont le nom signifie les barres rocheuses), on domine la crête qui descend du petit col d'Alle. Sur cette dernière, un endroit particulier se nomme les Cramadices. C'était le lieu où les anciens faisaient du charbon pour l'échanger ensuite contre du minerai de fer qui provenait des mines de Vicdessos (voir l'article N°4 du petit journal de Massat). C'était une époque où les charbonniers étaient très nombreux dans toute la vallée de Massat. Cette activité s'éteignit au XIX° siècle.

 - La haute vallée de l'Arac -
Depuis les pentes qui dominent les Sartrou, on aperçoit le Trabiet du dessous (en bas à gauche), le Trabiet du dessus et le Carol. Au fond, les crêtes du pic des Trois Seigneurs.
photo n°6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A présent, les champs autrefois cultivés ou entretenus ont été envahis par la forêt, réduisant ainsi des siècles de travail à néant. La nature reprend peu à peu ses droits, effaçant ainsi la mémoire de nos anciens.

La porte de cette maison, à présent en partie détruite, n'accueillera plus personne. Seule une date  (1896) gravée sur le bois noirci par le soleil et les intempéries nous rappelle qu'à cette époque vivait ici une famille.
photo n°7

L'Arac est un torrent impétueux qui prend sa source  sous le pic des Trois Seigneurs.
photo n°8

 

 

 

 

Cette page est dédiée à mes ancêtres qui vécurent ici entre 1686 et 1920.
C'est ici qu'Arnaud CABAU de Fauroune, originaire de hameau de Riuprégon - Faouroune (commune de Boussenac), vécut à partir de 1686. Il fut à l'origine de tous les CABAU (Sigaud, Flingues ...) nés dans cette haute vallée de l'Arac.

 

 

 

 

 

 

c - La vallée du Courtignou, des Ourtrigous et l'étang de Lers :

Depuis le haut du hameau de Cataga, on aperçoit le confluent du Courtignou (en face) et des Ourtrigous (à droite).
photo n°1

Nous allons découvrir la partie sud de la commune du Port. A la sortie du village du Port, on laisse la vallée de l'Arac sur notre gauche, pour continuer tout droit. Nous remontons alors la vallée du Courtignou, rivière puissante dont les eaux viennent de l'étang et du port de Lers . Un peu plus loin, on atteint le confluent du Courtignou et des Ourtrigous.

A l'entrée de Cataga, le lavoir domine la route.
photo n°2

 

 

Nous partons en direction des Ourtrigous (les orties). Juste avant le pont, sur la droite, en contre bas,  vous remarquerez un champs. C'est ici que se situait la forge de Lisparten. Il n'en reste malheureusement aucune trace. Nous rejoignons ensuite le premier hameau de la vallée : Cataga, accroché aux pentes du pic de Balmiou (qui s'appelait autrefois le Tuc de Midi). D'autres hameaux sont situés plus hauts comme les Ourtrigous et Ezes. Le point culminant de la vallée est le Tuc de la Coume (1745 m). Ce dernier portait autrefois le nom de Tuc de la Coume d'Enfer. Au delà des hameaux, il faut poursuivre à pied pour découvrir les nombreux courtals (bergeries) comme le courtal de sahuc (la bergerie des sureaux), le courtal de Mourère Pla (la bergerie des étangs plats).


Voir le panoramique depuis le
Tuc de la Coume

 

Le Courtignou est une belle rivière le long de laquelle on découvre des endroits sauvages.
photo n°3

 

Nous revenons sur nos pas et quittons la vallée des Ourtrigous pour remonter à présent la vallée du Courtignou. Peu après, la route domine un vaste plat herbeux, en bord de rivière. C'est ici que se situe l'ancien moulin des Alès. C'est aujourd'hui la maison d'un particulier.
En poursuivant la route, on passe devant les maisons de Mouréou. Peu après, il est possible d'emprunter la petite route qui monte en lacets jusqu'aux hameaux de
la Ruse (d'en bas et d'en haut). Leurs habitants ont joliment rénové les lieux. Nous sommes dans les pentes raides du pic de l'Areille (le pic du sillon).

 


 

Nous voici au début du courtal de la Descarge. Il est intéressant de noter le canal qui autrefois permettait d'arroser les prés. Par endroit, une large pierre plate servait de pont pour l'enjamber.
photo n°4

Nous retournons sur la route principale, laissons les maisons de Coulia et passons rive gauche du Courtignou. En contre haut, le courtal de la Descargue nous rappelle qu'à cet endroit, on déchargeait le minerai de fer qui provenait de la vallée de Vicdessos (descargue = décharge) (voir l'article N°4 du petit journal de Massat). Nous sommes à présent sur les traces du commerce du fer qui faisait vivre autrefois une partie des habitants de la seigneurie de Massat. Le minerai de fer venait principalement de la mine de Rancié, en Vicdessos, passait par le Port de Lers et était échangé contre du charbon de bois.

Sur le site de Lamarda, actuellement en cours de rénovation, on peut admirer une jolie cabane dont le toit a été reconstruit suivant une technique traditionnelle.
photo n°5

La vallée est toujours encaissée et sur notre droite, les pentes raides et rocailleuses donnent un aspect plutôt austère à cette partie du trajet. Après le courtal de Peyre Ausselère (la bergerie de la pierre aux oiseaux), commencent alors les lacets de la route qui nous hissent jusqu'au carrefour situé au début du plateau de Lers.

 

Dans les premiers lacets, au niveau d'une piste, on pourra garer son véhicule et parcourir à pied quelques centaines de mètres en la suivant, afin d'atteindre le magnifique site de Lamarda (panneaux indicateurs). C'est un bel exemple de courtal, vaste lieu où l'on pourra admirer plusieurs orris et masucs. Une surprenante cabane au toit de chaume permet de voir comment lis étaient réalisés. Ce site est en cours de rénovation. Ne pas hésiter à lui rendre une visite.

 

 

 

 

L'orri du courtal du Bastard. Bien qu'envahi par les fougères, on en devine l'entrée.
photo n°6

En reprenant la route, et peu avant le plateau de Lers, on remarquera le courtal de Bastard (la bergerie du bâtard). On y découvre un joli orri (abri pastoral) dont le toit en pierre est recouvert d'herbe.
A gauche, on rejoindra le port de Lers (port = col) également appelé Port de Massat. La vue est plus dégagée, notamment sur les montagnes qui nous dominent (pic des Trois Seigneurs, Mont Ceint, la Pique). Dans les lacets avant le col, un site de parapente vous permettra de survoler les lieux si l'envie vous en prend. Pour les plus courageux, depuis le col, il est possible d'atteindre le 
pic des Trois Seigneurs (2199 m) en suivant la crête.

 

L'étang de Lers est un joli endroit pour passer une journée agréable. Il est dominé par la Pique (ou mont Béas) qui culmine à 1903 m d'altitude. A droite du sommet, le col Dret de la légende de l'étang de Lers (voir la légende à la fin de cette partie)
photo n°7

A droite du carrefour, nous découvrons l'étang de Lers, à 1274 m d'altitude. C'est un lieu touristique ouvert toute l'année. En hiver, si l'enneigement le permet, on y pratique le ski nordique. L'été, ballades en pédalo, pêche, randonnées vous permettront de vous évader. On y rencontre également les vaches qui passent l'été dans les pâturages d'altitude.

Voir le panoramique depuis la Serre de la Piède

- La lherzolite -

C'est une roche éruptive de la famille des péridotites que l'on retrouve principalement dans le manteau terrestre. Or, dans notre cas (étang de Lers), elle est remontée à la surface. Pour cela, il a fallu la conjonction de deux phénomènes :
   - premièrement, il fallait que la croûte terrestre soit de faible épaisseur à cet endroit.
    - deuxièmement, il fallait une force suffisante pour faire remonter la roche en surface. Ce dernier point est évidemment lié à la naissance des Pyrénées, due à la poussée de la plaque ibérique dans la plaque eurasienne.
Cette roche est donc plutôt rare en surface. C'est pour cela que nous sommes sur un site réputé dans le domaine de la géologie.

Sur l'échantillon de la photo ci-dessus, on peut voir les principaux constituants de la lherzolite.
    - A - Olivine : bien que naturellement de couleur vert olive, sa couleur est modifiée (brun-rouille) car elle est en surface de la roche.
    - B - Spinelle : elle est de couleur noire.
    - C - Pyroxène : de couleur vert-bouteille.
Sur le site, on rencontre également d'autres types de roches du manteau terrestre comme le clinopyroxène à grenats rouges.


photo n°8

Pour les géologues, ce lieu revêt une importance particulière. C'est ici que l'on rencontre la Lherzolite, roche qui doit son nom à cet endroit (Lers).

En poursuivant la route, on atteint le col d'Agnes. De là, on peut rejoindre Aulus.
 

Ainsi se termine notre parcours par lequel nous avons traversé les denses forêts et atteint les prairies et la moyenne montagne. Malgré tout, nous n'allons pas quitter ce lieu sans que je vous raconte la légende de l'Etang de Lers.


Autrefois, à la place de l'étang, se trouvait un village. En se début de l'ère chrétienne, des prédicateurs parcouraient les montagnes en vue de convertir leurs habitants. Ils n'étaient pas bien vus par les populations locales car ces dernières restaient attachés à leurs rites anciens et païens.

Les habitants du village ne manquaient jamais de nourriture car les pâturages alentours étaient généreux et leurs animaux pouvaient ainsi brouter à volonté à la bonne période.

Un soir, alors que les habitants mangeaient copieusement, un homme vêtu de haillons arriva à eux.
Ce dernier leur dit : " que la paix du Ciel soit avec vous. Je viens vous demander un repas et la couche pour passer la nuit car l'orage menace."

Le chef du village lui répondit : " qui es-tu et d'où viens-tu ? Nous n'aimons pas trop les gens comme toi qui nous demandent l'aumône alors qu'ils ne travaillent pas dur comme nous le faisons."

Il leur répondit que si le mauvais temps n'était pas si menaçant, il aurait bien continué son chemin et ne les aurait pas dérangés de la sorte.

Mais une voix dans l'assemblée s'éleva, le traitant de fainéant et lui dit de passer son chemin. L'homme n'insista pas davantage et partit dans la nuit qui se faisait de plus en plus noire.

Non loin de là, vers le chemin qui mène au col Dret **, il trouva une chaumière habitée par le berger Pascal et sa fille Pascaline. Ce dernier vivait à l'écart des autres car on le soupçonnait d'avoir tué sa femme car sa mort avait été mystérieuse.

L'homme leur demanda l'hospitalité et ils acceptèrent tout naturellement. Il leur prédit que la nuit allait être terrible, que tout allait être englouti et qu'il fallait quitter le lieu au plus vite, malgré le mauvais temps qui se faisait de plus en plus menaçant. Il leur précisa que pendant leur fuite, il ne faudrait pas se retourner une seule fois, car ils seraient immédiatement transformés en pierre.

Le berger et sa fille, impressionnés, ne tardèrent pas à suivre l'homme. Ils prirent la direction du col Dret **. Les innombrables éclairs illuminaient le ciel comme en plein jour et les coups de tonnerre raisonnaient violemment dans toute la vallée. D'énormes quantités d'eau tombèrent en peu de temps sur le village et ses environs, entraînant roches et boues des montagnes avoisinantes vers le village qui fut en peu de temps englouti. L'écoulement naturel des eaux fut comblé par ce conglomérat de matériaux, tant et si bien qu'un lac se forma. Ainsi naquit l'étang de Lers.

Mais au même moment, la jeune Pascaline ne put s'empêcher de se retourner tout en priant. Elle fut, sur le champ, transformée en pierre. Voici pourquoi, non loin du lac, sur le chemin qui mène au col Dret **, on peut toujours voir Pascaline figée dans la pierre.

Voir le panoramique depuis le Touron d'Eret

** : le Col Dret est le col situé au nord du Mont Béas et qui permet de rejoindre à pied le village d'Ercé dans la vallée voisine du Garbet. Si vous en avez la patience, vous pourrez apercevoir Pascaline parmi les blocs de pierre.
Autrefois, ce col portait le nom de col d'Eret.

 

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Dernière modification : 12 mai 2017