Liers

 

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7 - Liers

Une seule visite va nous permettre de découvrir la vallée du Liers.

Le vieux pont sur le Liers
photo n°1

    En quittant Massat, la vallée du Liers se rétrécit rapidement. C'est l'une des plus sauvages de la commune de Massat. Autant dire que vous y découvrirez une ambiance tout à fait particulière.

Vue du hameau d'Eycherboul dont les habitants en ont fait le plus fleuri de la vallée.
photo n°2

La route étroite se fraye un passage, rive gauche de la rivière. Plus l'on y pénètre, plus la forêt devient dense. Juste avant le chemin qui mène à Eycherboul, on aperçoit un vieux pont de pierre (photo n°1) qui enjambe la rivière. Il servait autrefois pour traverser le Liers. Il est aujourd'hui couvert d'herbe et le lierre en a pris possession.
Nous quittons alors la route principale, déjà étroite pour grimper jusqu'à
Couloubres (mot qui signifie les couleuvres), puis Pontaud.
Nous poursuivons jusqu'à
Eycherboul, terminus de cette étroite route. Le lieu est calme et très fleuri à la belle saison.
De là, il est possible d'atteindre le sommet de la
Ruère, par un chemin qui est assez pentu. Mais le point de vue qu'il offre est superbe.

Voir le panoramique depuis la Ruère
 

Le moulin à scier de Pontets
On reconnaît l'ancien canal qui l'alimentait en eau. C'est ce même canal , long d'une centaine de mètres qui alimentait la forge de Pontets, située un peu plus en contre bas. Il est aujourd'hui comblé de terre et ressemble à un simple chemin.
Au premier plan, le ruisseau de la Canadelle.
photo n°
3

Nous revenons ensuite sur nos pas pour reprendre la route principale. Le prochain site remarquable est le lieu appelé Pontets. Nous sommes ici au confluent du Liers et de la Canadelle, rivière qui a pris naissance sous le col de Port (canadelle signifie le petit canal). Mais ce lieu a d'autres particularités. En effet, même si de nos jours, il a un aspect tranquille, il n'en fut pas de même dans les siècles passés. Les confluents des rivières puissantes étaient des lieux privilégiés pour l'implantation de moulins et de forge. Or Pontets, que l'on retrouve dans les textes anciens écrit Espontex en est une excellente illustration. Ce mot signifie les petits ponts et l'on comprend pourquoi, puisque nous sommes au niveau d'un confluent. Il y en avait trois au total.

Ce hameau regroupait donc une forge (un peu en aval du moulin à scier de la photo n°2). Il n'en reste aujourd'hui que des ruines bien modestes. Avant la Révolution de 1789, elle appartenait au seigneur de Massat et ce, depuis des siècles. Le moulin à scier fut construit après 1819.
L'animation qui régnait ici n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui. Les nombreux ouvriers qui travaillaient à la forge et aux moulins, les voituriers  qui amenaient le minerai de fer ou le bois à scier, les gens des hameaux alentours qui venaient pour faire moudre le grain (blé, sarrasin, seigle...) donnaient vie à ce lieu aujourd'hui déserté.
Néanmoins. Les traces de ce passé sont encore visibles comme le montre la photo ci-contre (photo n°3). Le temps ne les a pas encore totalement effacées.

Nous laissons le chemin qui remonte la rive gauche de la Canadelle et qui rejoint le hameau d'Eychenne (dans les chênes).  Un kilomètre plus loin et pour les plus curieux, un chemin vous mènera aux ruines des moulins à farine de Pillat, en bordure du Liers.

En poursuivant notre périple, nous laissons sur l'autre rive, la belle
forêt de Listard dont le nom signifie la bande de terre (lisière). Sur notre gauche, on découvre des marches plates, en schistes, intégrées aux murs qui bordent la route. Elle permettaient autrefois d'accéder aux champs en terrasses, aujourd'hui disparus sous l'épaisse végétation de la forêt. La nature a, par ici, repris ses droits, effaçant ainsi des années de labeur.

Le hameau du Biellot regroupe quelques maisons dont certaines ont été rénovées. On retrouve, ici aussi, l'habitat traditionnel de la vallée de Massat.
photo n° 4

Nous attaquons ensuite les premiers virages en épingle à cheveux pour gagner de l'altitude et dominer la rivière. Le village de Liers est en fait constitué de plusieurs hameaux, comme le Biellot (photo n° 3), le Petit, Gaspard, le Duc... On les découvre en continuant jusqu'au bout de la route.

La fabrication du fil de laine se fait grâce au rouet, que l'on peut apercevoir ici, au premier plan.
photo n°5

Les maisons sont pour la plupart fermées, mais l'on en trouve, malgré tout, quelques unes habitées toute l'année. Les gens y vivent paisiblement, notamment cette dame dont le métier est fileuse de laine.

Dans sa petite maison, elle me montre comment elle réalise une pelote de laine.
La laine, une fois taillée, doit être cardée à l'aide de peignes. Puis, il faut utiliser le rouet
(photo n°5) , cet appareil est muni d'une roue mise en mouvement par une pédale.  Le fil de laine ainsi obtenu lors d'un premier passage au rouet doit être doublé, afin d'être plus solide. Auparavant, la laine peut être teinte avec des colorants naturels comme l'ortie.

 

 

 

L'église de Liers
photo n°6

Pour arriver à l'église de Liers, il ne faut pas manquer le chemin qui y mène, au niveau du hameau du Biellot. Elle fut construite lorsque la population de la vallée était presque à son apogée (atteint vers 1854). Ce fut la principale raison de son érection, entre 1835 et 1838.
Son originalité réside en son clocher. Comme on peut le voir sur la
photo n°6, il ne s'agit pas d'un clocher vertical, mais bien d'un clocher horizontal, flanqué de 5 cloches de tailles différentes. Un ingénieux système à poulies permet de les actionner depuis l'intérieur de l'église.
A présent, ses portes sont fermées à clé, mais il est toujours possible d'en voir l'intérieur lors des journées du patrimoine.

Nous revenons à Biellot et continuons notre ascension. Nous laissons sur notre droite, la tombe d'une personne qui a voulu se faire enterrer ici. Les hameaux se succèdent. Au Cap del Plat, un oratoire dédié à Sainte Germaine date de 1888.

Le hameau de la Bourdette domine la vallée du Liers.
photo n°7

La fin de la route vous mènera un peu au dessus du hameau de la Bourdette à l'entrée duquel il ne faut pas manquer une croix, souvenir de la mission de 1887. Une fois le terminus de la route goudronnée atteint, des chemins vous mèneront, si vous en avez le courage, aux nombreuses granges d'altitudes que l'on appelle ici des bordes. Elles dominent les hameaux, sises dans les pentes d'Estibat. La forêt a cédé la place aux prés. Les pics d'Estibat et de la Journalade  nous rappelle, de par leurs noms, que les troupeaux y étaient menés lors de la période d'été. En effet, le mot Estibat vient de l'occitan estive qui signifie pâturage d'été et Journalade vient du fait que l'on menait aux estives les animaux pour la journée seulement.
Mais peu à peu, les fougères envahissent ces pâturages et d'ici quelques années, si rien n'est fait, la forêt aura pris le dessus, comme souvent dans la vallée de Massat.

Voir le panoramique depuis le Turoun Ner

Non loin de la crête qui descend du Turoun Ner, vous serez surpris de  voir de l'eau couler perpendiculairement à la pente de la montagne. C'est en fait un canal fait par l'homme. Il s'agit de l'Agouelle de Galy qui servait à l'irrigation des près.
photo n°8

 

Plus haut et par le col de Goulours (mot qui signifie la gorge), vous pouvez rejoindre le pic des Trois seigneurs, ou bien la vallée de l'Arac et ses nombreux hameaux (voir le chapitre Le Port).

Il faut également remarquer que sous le pic de Goulours, le ruisseau de l'Agouelle, doit son nom à l'Agouelle de Galy. Ce mot agouelle, signifie rigole. Si l'on y regarde de plus près, dans la partie haute du ruisseau, une prise d'eau (rigole) permet d'amener l'eau de la fontaine d'Aroulac (dont est issu le ruisseau) non loin des prairies qui dominent Liers. Sûrement le fruit d'un long travail effectué par une des familles Galy qui lui donna son nom.

La haute vallée du Liers est riche en fontaines, comme celles des Cabales (des chevaux), de Montner (du mont noir), d'Aroulac, de Goulours et des Quarts.

Voici donc un bref aperçu de cette belle et sauvage vallée du Liers. Il ne vous reste plus qu'à la visiter ...

 

Nota : Pour l'inventaire des moulins de la vallée du Liers, voir le document suivant.

 

 

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Dernière modification : 12 mai 2017