Massat

 

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4 - Massat

Nous allons visiter le vaste territoire de la commune de Massat en quatre excursions :

a - Le village de Massat  et ses proches environs.

b - Le hameau de Lirbat et le Quer (Ker) de Massat.

c - La vallée du Leychen.

d - La vallée du Bagen et les cols d'Urbens et du Saraillé.


 

a - Le village de Massat  et ses proches environs :

 

Le bourg de Massat. L'église Notre Dame de la Nativité est située au coeur du village.
photo n°1

La place de l'Eglise et le monument aux morts. Derrière, une des nombreuses maisons bourgeoises qui l'entoure.
photo n°2

 

Nous sommes au cœur de la vallée, dans la partie la plus plane et la plus vaste. C'est donc le meilleur endroit d'implantation pour une ville. Les anciens ne s'y étaient pas trompés. La petite ville de Massat en Couserans est située au cœur d'un écrin de verdure, un peu à l'écart de la rivière Arac. Le bourg était ainsi protégé des nombreuses crues qui avaient bien trop souvent emporté les ponts de pierre comme en 1707 et 1725.


Le cœur du village se situe autour de la
place de l'Eglise. Un monument aux morts rappelle que de nombreux Massadels furent tués lors de la guerre de 1914-1918 (144 au total). En 1787, il avait été décidé, à ce même endroit, la construction d'une fontaine dont le plan rappelle un peu le monument actuel.
Sur le cadastre de 1853, un grand orme trônait dans l'angle nord-ouest de la place. On l'appelait l'orme de Sully (le ministre d'Henri IV). De nos jours, la route goudronnée en a malheureusement effacé les traces.

La place de l'église est entourée de maisons qui étaient autrefois occupées par les notables de la ville. Sous l'Ancien Régime, les avocats, notaires, marchands étaient nombreux et fortunés. Leurs noms sont restés gravés dans les actes anciens. On peut citer les familles de notaires comme Espaignac, Galin, Auriac, Géraud, Buard, Tort, Galy Gasparrou, comme curé, Galy Roquefort et comme bourgeois, Fors Lartigue, Galy Chipéu. Bien sûr, cette liste n'est pas exhaustive.

L'Eglise Notre Dame de la Nativité et son clocher octogonal du XV° siècle.
photo n°
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L'intérieur de l'église. On peut imaginer les grands moments qui se déroulèrent ici, lorsque la comtesse de Louise-Charlotte de Sabran, seigneuresse de Massat au milieu du XVIII° siècle, entra,  suivie par sa famille, les consuls, ses officiers et les notables, selon le droit de préséance alors en vigueur et scrupuleusement respecté.
photo n°4.

 

L'église de Massat est dédiée à Notre Dame de la Nativité. Sa forme actuelle remonte à l'année 1725, date à laquelle elle fut ouverte de nouveau aux fidèles. Auparavant, il existait une église romane dont la  construction remonterait à 1290. Au XV° siècle fut élevé le clocher en grès, si caractéristique. Dès la fin du XVII° siècle, l'augmentation de la population fit que l'église était devenue trop petite pour accueillir tous les fidèles. Il fallait donc l'agrandir. Après de nombreuses délibérations du conseil politique de Massat, la décision fut entérinée.
 

 

 

 

 

Vue de l'autel
photo n°5

 

L'intérieur de l'église est riche en statues de Saints et de superbes tableaux décorent les murs, dont notamment un qui fut offert par l'empereur Napoléon III. Quatre autres tableaux de grande taille sont situés dans l'abside. Ils représentent la Nativité, la Scène, la Résurrection de Lazare et la Montée au Calvaire. Ils datent de 1849 et ont été peints par Scurruité. Au niveau du transept, nous avons deux chapelles. Celle de gauche est dite du Sacré-Coeur et celle de droite de la Vierge.

La Chapelle de l'Avé Maria de Laisle
photo n°6.

 

Depuis la place de l'église nous allons parcourir le bourg. Nous empruntons la route de Saint-Girons (Rue des prêtres) jusqu'à la chapelle de l'Avé Maria de Laisle. Elle date du XVI° siècle.

 

 

 

La tête gallo-romaine
photo n°7

Si l'on continue une cinquantaine de mètres sur la route départementale (toujours en direction Saint-Girons) après la chapelle, on aperçoit, sur notre droite, en contre bas de la route, la maison de retraite (la résidence Servat construite dans les années 1980). A l'entrée de l'édifice, vous y découvrirez une bien étrange tête qui a fait parler bon nombre de personnes et ce depuis bien des siècles. Il s'agit d'une tête sculptée qui daterait de l'époque romaine. Seule la tête date de cette époque. La pierre indiquant la date de 1290 fut réalisée il y a tout juste un siècle. Cette date rappelle celle de la construction de l'église de Massat, mais sûrement pas celle de la réalisation de la tête. Bref, le mystère reste entier.

A noter que cette tête se situait sur la route du Col de Port, en face le cimetière et fut déplacée à l'occasion de la fin de la construction de la maison de retraite.

 

Nous poursuivons par la rue des Ecoles que nous remontons. Sur notre droite, les bâtiments de l'école. Primitivement, il n'existait qu'un seul bâtiment (cadastre de 1819) sur les trois actuellement existants. Ce lieu s'appelle Montels. En haut de la rue, nous bifurquons sur notre gauche. Nous laissons à main droite les tennis et camping municipal. Autrefois, ces terrains étaient le champ de foire de Massat, lieu de rencontre où l'on venait des vallées avoisinantes, mais aussi dans des temps plus reculés, d'Espagne (commerce du sel).

Rue Traversière - La porte à l'écusson.
photo n°8


Nous empruntons la rue de la Salle pour rejoindre la place de l'église. De là, nous passons par la rue Traversière (la rue qui traverse). Tout au début, on peut remarquer un bel encadrement de porte surmontée d'un blason.

 

La jolie fontaine dite des Bénazets.
photo n°9

En passant par la rue de la Mairie, on rejoint celle des Bénazets, d'où la vue sur l'église est différente. Cette rue se termine par la place des Bénazets. Légèrement sur votre gauche, vous pourrez emprunter la rue de la Fontaine qui vous conduira à la fontaine des Bénazets. De là, il est possible de poursuivre jusqu'au terminus de la route, en passant en contre bas du château du Pont Carré. On arrive alors au lieu dit le Ressec, au confluent de l'Arac et du Liers. Nous sommes, à présent,  en dehors du bourg. Le terme ressec signifie que l'on y sciait autrefois du bois. D'ailleurs, on peut voir l'ancien moulin à farine, aujourd'hui transformé en bergerie et qui, à son origine, devait être une scierie.

 

 

Détail dans une pierre de la rue d'Azemarou.
Dans cette maison vécurent des religieuses.
photo n°
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Nous revenons ensuite sur nos pas pour rejoindre la rue d'Azemarou. En la remontant, on peut observer une inscription dans la pierre d'un mur de maison (photo n°9).  Nous passons par la rue Plantade et atteignons la rue de la Montagne et ses commerces, rue qui nous ramènent à la place de l'Eglise. Vous pourrez ainsi admirer les maisons anciennes du bourg. L'ambiance y est calme et sereine.

Les maisons anciennes bordent la rue de la Montagne.
photo n°11

 

 

 

 

Nous allons quitter Massat en prenant la route du col de Port. Vous passerez devant l'Office de Tourisme qui mérite un arrêt. Vous pourrez vous renseigner sur les activités de la vallée et de ses environs. Un peu plus loin, juste avant de traverser l'Arac, sur notre droite, nous allons visiter l'ancien moulin de Massat qui a été rénové et dans lequel vous pourrez également visiter le petit musée.

 

Depuis le pont sur l'Arac, nous apercevons à gauche de la photo, la rivière Arac et à droite le canal qui alimente en eau le moulin de Massat. dont on voit les bâtiments.
photo n°12

Pan de mur du château d'Amour, demeure des seigneurs de Massat, détruite par les Massadels.
photo n°13

Juste après le pont sur l'Arac, sur votre gauche, il ne faut pas manquer la route qui vous conduira à la ferme des Balmes. C'est depuis cet endroit que l'on emprunte le chemin pédestre qui mène aux ruines du Château d'Amour. Le chemin monte en dominant peu à peu la vallée. En contre bas, vous remarquerez un large canal. Ce dernier  alimentait en eau les usines (moulins) de Lirbat. Au niveau d'une source ferrugineuse, il faut prendre le chemin qui monte sur votre droite. On atteint ainsi la crête de la colline. Prendre alors à gauche et vous arriverez aux ruines du Château d'Amour. Il n'en reste malheureusement pas grand chose. La végétation dense en a pris possession. Néanmoins, vous pourrez apercevoir  un mur (grâce à une grange construite vers 1870, à présent en ruine) et des restes plus modestes.  C'était ici que vivaient les seigneurs de Massat quand ils venaient dans la vallée. Il fut détruit par les Massadels (en 1639 ?), alors que leur seigneur Henri-Gaston de Foix-Rabat commettait les pires exactions contre la population. Il n'avait d'ailleurs eu que ce qu'il méritait. Les meubles furent passés par les fenêtres. Son cheptel fut pris et ses gens furent roués de coups. Tous les actes anciens qui était dans le château disparurent. Cette révolte fut qualifiée d'acte de félonie envers le seigneur. Quelques années plus tard, son successeur et fils, Jean-Pierre Gaston de Foix-Rabat passa une transaction avec les Massadels qui s'engageaient à reconstruire le château, moyennant la somme de trois mille livres. On imposa les populations afin de récolter cette somme. Mais le château ne fut jamais reconstruit.
Une légende sur le château a traversé les siècles pour nous parvenir. Il est dit que le seigneur s'octroyait le droit de cuissage et qu'avant le mariage, il couchait avec la future mariée. C'est la raison pour laquelle, le château porte le nom de Château d'Amour, mais aussi pourquoi les habitants le détruisirent.

Le château du Pont Carré domine légèrement la route.
photo n°1
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Nous allons revenir à présent vers Massat et sortir du village en direction du Port. Peu après, sur votre gauche, vous pourrez admirer le château du Pont Carré, demeure de l'illustre famille Galy Gasparrou, notables de Massat depuis la fin du XVIII° siècle. Aujourd'hui, leur descendant n'est autre que le maire de Massat.

Le canal d'alimentation de la scierie mesure 550 m de longueur et puise l'eau dans l'Arac.
photo n°1
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A 1 km du centre, juste avant le pont qui passe sur l'Arac, une piste vous mènera à un moulin qui est une ancienne scierie encore en état de marche. Si vous avez de la chance, le propriétaire vous expliquera son fonctionnement. Ce moulin est alimenté en eau depuis l'Arac grâce à un long canal de 465 m . La maison à côté est une ancienne filaterie, construite en 1831, et aujourd'hui devenue maison d'habitation. Elle utilisait également la force de l'eau du long canal pour fonctionner.

Intérieur de la scierie encore en état de marche.
photo n°16

 

En remontant le canal, les anciennes cartes indiquaient qu'il y avait un peu plus loin, une chapelle. Il n'en reste aujourd'hui malheureusement aucune trace.

Intérieur de la chapelle Saint-Martin.
photo n°17

Par contre, en revenant sur la route qui mène au village du Port, vous apercevrez la chapelle Saint-Martin. Elle fut construite par les femmes alors que leurs hommes étaient partis à la guerre de 1914-1918.
Elle indique également la limite entre les communes de Massat et du Port.
 

 

 

Pour continuer la visite en direction du Port, revenir à la page d'accueil "géographie de Massat" et cliquez sur le mot le Port.

   

b - Le hameau de Lirbat et le Quer (Ker) de Massat :

 

L'ancienne caserne et la rue (à gauche) qui mène au moulin de Lirbat.
photo n°1

Le lavoir en face de la caserne et à sa gauche, le chemin qui monte au Quer de Massat.
photo n°2

Nous quittons le bourg de Massat en direction de Saint-Girons , par la route départementale D618. A moins d'un kilomètre de là, nous atteignons le hameau de Lirbat que l'on peut repérer facilement grâce à la grande bâtisse qui longe la route. Son aspect est inquiétant car elle donne l'impression qu'elle va s'écrouler. C'est l'ancienne caserne de la gendarmerie, à l'époque où l'on se servait encore des chevaux comme monture. En face, vous pourrez jeter un œil sur le lavoir joliment rénové.

 

Le joli moulin de Lirbat et le pont qui enjambe l'Arac.
photo n°
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De là, vous pourrez emprunter la petite route étroite, côté gauche de la caserne et prendre ensuite sur votre droite afin de rejoindre un des hauts lieux industriel de Massat , à l'époque où le moulin était roi. Nous nous sommes ainsi éloignés du hameau et passons au milieu de champs. Nous atteignons ainsi le pont de Lirbat qui fut plusieurs fois reconstruit, notamment en 1707 et 1725, dates où les crues furent si importantes qu'elles détruisirent les trois pont de pierre de la vallée, dont celui-ci. Après le pont (qui enjambe l'Arac), nous voici au grand moulin à farine de Lirbat, dont la bâtisse a été transformée depuis en gîte et chambres d'hôtes.

Si vous entrer dans la cour, vous apercevrez sur votre droite les vestiges des anciennes usines de Lirbat. Il y avait deux bâtiments qui abritaient des moulins pour, entre autre scier le bois. Elles employaient plus de cinquante personnes. On peut bien apercevoir en contre haut, le canal d'alimentation en eau. Il fonctionne toujours. A quelques centaines de mètres, en aval du pont de Lirbat,  subsistent les ruines des moulins à foulon qui étaient destinés à travailler le textile.

Les maisons du hameau de Lirbat sont souvent alignées  et accolées les unes aux autres.
photo n°
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Nous quittons les moulins et revenons sur nos pas pour rejoindre le cœur du hameau de Lirbat. L'habitat est caractéristique de la vallée. Les maisons sont principalement accolées les unes des autres. Les ruelles sont étroites et partent d'une petite place. Depuis le sentier de la Campagne, la vue sur le Quer de Massat est dégagée et on aperçoit la croix qui en coiffe le sommet.

 

 

 

Sur le chemin du Quer de Massat, nous passons devant l'oratoire de Saint-Branda. Ce saint ne serait-il pas les vestiges d'un ancien culte païen ?
photo n°5

Le Quer (Ker) de Massat est d'ailleurs notre prochaine étape. Nous allons en atteindre le sommet. Depuis le lavoir cité plus haut (photo n°2), il suffit de suivre le chemin qui atteint le sommet. Ce dernier est un lieu historique important pour les Massadels car sur le plateau sommital, furent enterrés les premiers Péchets. Les Péchets étaient ceux, qui après la Révolution française de 1789, ne reconnurent pas l'Eglise de la Constitution. Ils voulurent rester fidèles au clergé qui n'avaient pas prêté serment au nouveau pouvoir en place. Ainsi fut créée, dans la vallée de Massat, cette secte des Péchets qui compta une centaine de fidèles et qui s'éteignit au début du XX° siècle.

La vallée de Massat s'étend sous nos pieds depuis le sommet du Quer de Massat. Au fond, sur la droite, le massif des Trois Seigneurs.
photo n°6

Toujours sur le plateau sommital, vous allez découvrir une statuette représentant Saint Branda. Une date rappelle que cet oratoire fut construit en 1769. Il n'y a pas si longtemps encore, les jeunes y festoyaient chaque lundi de Pentecôte. En poursuivant par ce même chemin, nous atteignons le sommet du Quer. Une grande croix domine la vallée. La vue s'étend dans toutes les directions. On aperçoit le Mont Valier à l'ouest, emblème du Couserans (bien qu'il n'en soit pas le plus haut sommet, ce privilège revenant au Maubermé). Plus proches de nous, les bourgs de Massat et de Biert ressemblent, à peu de choses prés, à ce qu'ils furent au XVIII° siècle. Fermant la vallée, le pic des Trois Seigneurs barre l'horizon au sud-est. Sous nos pieds, un écrin de verdure recouvre le fond de la vallée ainsi que les pentes des montagnes.
 

Voir le panoramique depuis le Quer de Massat
 

Les vestiges de la tour carrée, au sommet du Quer de Massat.
photo n°7

Au niveau même du sommet calcaire, les vestiges d'une ancienne construction à la base carrée d'environ 4 mètres sur 4 mètres, dont les murs avaient une épaisseur d'un mètre. Il s'agirait d'une ancienne tour à feu qui permettait de donner l'alerte aux habitants en cas de danger. Sa situation particulière en faisait un lieu tout à fait approprié pour surveiller les environs.
Une autre légende rapporte qu'un ermite vivait en ce lieu et qu'il avertissait la population, quand cela était nécessaire.

La cabane de la Nabasse, construite en pierres sèches.
photo n°
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En descendant du sommet, on peut faire un léger détour d'une centaine de mètres pour visiter la cabane dite de la Nabasse, du nom d'une bergère qui y vécut. Elle jouxte les ruines d'une ancienne maison.

Nous revenons ensuite sur nos pas, mais à la fin du plateau sommital, au lieu de revenir par le même chemin (à gauche), nous allons rejoindre le pont de Biert (à droite). La sente se fraye un passage dans les buis. En été, il n'est pas rare de rencontrer quelques couleuvres. Une fois au niveau du pont de Biert, nous empruntons l'ancienne route départementale, aujourd'hui aménagée en parcours sportif, en direction de Lirbat. Nous remontons ainsi la rive gauche de l'Arac. Un peu plus loin, nous atteignons les fameuses grottes préhistoriques dont l'accès est interdit au public entre le 1° mars et le 30 septembre. Elles abritent deux espèces de chauves-souris qui y ont élu domicile pour s'y reproduire. Ce sont le grand murin et le minioptère.

L'entrée d'une des grottes du Quer de Massat qui renferment de nombreuses peintures rupestres.
photo n°
9

 

 

Nous passons ensuite devant le centre équestre et rejoignons, en bord de route, le lavoir de Lirbat, point final de notre boucle.

 

Ainsi se termine cet intéressant parcours culturel. Cette montagne abrite les habitations des premiers habitants de la vallée. Mais elle garde, en elle, de nombreux secrets qui ne sont malheureusement pas parvenus jusqu'à nous. L'âme d'un dieu païen habiterait-elle encore ce lieu ?

 

 

c - La vallée du Leychen :

Depuis la Bézole, on aperçoit le bourg de Massat et les hameaux de la Souleille du massif de l'Arize.
photo n°1

La vallée du Leychen est une vallée particulière dans le sens où elle est très peu habitée, du fait de son exposition plein nord. Elle a donc été, de tout temps, une vallée très boisée. C'est la vallée de la forêt domaniale de Massat. Autrefois, cette forêt s'appelait le bois de Balmiou et n'appartenait pas au seigneur, mais à la communauté de Massat. Nous allons, tout d'abord, en visiter la partie ouest.
En quittant Massat, une route étroite, comme bien souvent dans le canton, vous permet de vite gagner de l'altitude. En s'élevant, la vue sur la vallée de l'Arac est de plus en plus belle. Pour cela, il faut bien choisir les endroits où les arbres n'ont pas encore envahi les près. C'est notamment le cas de la Bézole.

Voir le panoramique depuis la Bézole

- Le hameau de Boatès -
Ce qui surprend en voyant les vieilles maisons du hameau, est que le schiste  utilisé pour leur construction,  est d'une couleur rouille prononcée, ce qui est plutôt surprenant dans la vallée de Massat.

photo n°2





On passe ensuite dans la forêt avant d'atteindre le hameau de Boatès, terminus de la route. L'ambiance y est reposante. Après les dernières maisons, vous pourrez admirer le joli lavoir qui a été rénové par les habitants eux-mêmes.
 

 - Le joli lavoir de Boatès -
Les anciennes canalisations qui amenaient l'eau autrefois, étaient en terre cuite.
photo n°3


Du parking, il est également possible de rejoindre le site de la Cramade qui est de nos jours un site de vol à voile. Mais son nom nous indique qu'autrefois, les charbonniers y brûlaient le bois (cramar en occitan) pour en faire du charbon de bois. D'ailleurs, si l'on y regarde de plus près, et ce dans cette même vallée, un autre lieu, au dessus du sommet de Néza, s'appelle la Crémade. Preuve qu'ici aussi, on faisait du charbon de bois. Ce dernier était échangé contre le minerai de fer de la mine de Rancié.
 

Voici une belle maison d'habitation, à la Coume de la Belle, rénovée à l'identique. Les balcons sont exposés au sud pour profiter de l'ensoleillement.
photo n°4

 

Depuis la Cramade, un chemin permet d'atteindre le sommet du Clauzal (1420 m) puis le pic de Balmiou (1611 m), point culminant de la vallée du Leychen. Autrefois, ce pic s'appelait le Pic de midi (midi = sud) et il est vrai qu'il se situe plein sud par rapport à Massat.

 

Pour visiter la partie est de la vallée du Leychen, il faut quitter Massat en direction du Port. Après les dernières maisons de Massat, prendre sur votre droite, en direction de la Coume de la Belle, hameau situé sur un petit promontoire. La route goudronnée s'arrête un peu plus loin, aux maisons de Ferran. De là, il est possible de poursuivre la piste jusqu'à une barrière (820 m). On est alors au coeur de la forêt de Balmiou qui appartenait, sous l'Ancien Régime, à la communauté des habitants de Massat, et non au seigneur.
Il est possible de remonter la piste, à pied, et ainsi rejoindre le sommet de Néza (1246 m). En continuant par les crêtes, on passe un lieu qui s'appelle Faourès (sous la côte 1332 m) qui signifie forgeron, non loin de la Crémade dont nous avons parlé plus haut.
Les plus courageux pourront poursuivre jusqu'au pic de Balmiou (1611 m).

 

d - La vallée du Bagen et les cols d'Urbens et du Saraillé :

Nous quittons le centre de Massat en direction de Saint-Girons. Au niveau de la chapelle de l'Aisle, prendre à gauche, la route D17 qui mène au col du Saraillé. Elle s'élève doucement jusqu'au col d'Urbens, où vous trouverez le hameau du même nom. Au dessus, celui de Peyou (Pierre), domine le col. Sur votre droite, vous pourrez emprunter le chemin qui vous amènera jusqu'à la Serre de Rapet  puis jusqu'au Quer de Massat d'où la vue sur la vallée de Massat est superbe (voir plus haut, la visite b) le hameau de Lirbat et le Quer de Massat).

 Vue sur les hameaux de Mathieu et Tiquet.
photo n°1

Nous nous enfonçons ensuite  dans la vallée du Bagen par la route D17qui poursuit à flanc jusqu'aux hameaux de Tiquet et de la Coumette. D'ici, il est possible de descendre vers Mathieu et Jau ou bien de monter vers les hameaux de Paletade, Cabos (les crapauds), Mau, et Ritou. Nous sommes alors dominés par les pentes boisées du Clauzal (1420 m), pentes sur lesquelles se situe le lieu appelé la Cramade. Ce nom n'est pas sans rappeler qu'autrefois, on brûlait du bois pour en faire du charbon de bois et l'échanger ainsi contre le minerai de fer qui provenait principalement de la mine de Rancié dans le Vicdessos.
Pour les plus courageux, vous pourrez atteindre, à pied, le Pic de Balmiou (1611 m) et le Tuc de la Coume ( 1745 m) d'où la vue est grandiose sur toute cette partie de la chaîne des Pyrénées.

La croix de Balmayne
photo n°2

 

Voir le panoramique depuis la Bézole

 

Toujours depuis Tiquet, en poursuivant sur la D17, nous passons devant l'oratoire du Touron et nous poursuivons vers le sud jusqu'au pont qui enjambe le Bagen. La route vire alors au nord et atteint le hameau de Balmayne où vous découvrirez la croix de la mission de 1921, en l'honneur de Joseph Loubet Moundi (mort pour la France le 13 octobre 1918). Nous sommes alors à la limite de la commune de Massat et de Biert.

 

Pour voir la suite jusqu'au col de Saraillé, revenez à la visite de Biert et regardez : d) Le Quer de Biert, Mourès et le col du Saraillé.

 

 

 

 

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Dernière modification : 12 mai 2017