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 1 - Le chemin des moulins
de la Canadelle

Histoire

 Thème

 Nous allons découvrir plusieurs moulins, dont certains sont en ruine, vestiges d'une histoire aujourd'hui oubliée. Autrefois lieux de vie et de rencontre, ils ne sont plus que les fantômes d'eux-mêmes. Néanmoins,  ce circuit va nous permettre de connaître une partie de leur passé. Nous allons traverser l'un des anciens hauts lieux de l'industrie de la vallée de Massat.

 
Difficultés  Aucune.
Dénivelée  85 m en descente et autant en montée.
Durée

 Il ne faut que 45 minutes de marche pour faire la totalité du circuit. Cependant, compter au moins trente minutes de plus, afin pouvoir visiter les lieux décrits.

Meilleure  saison

 Tout au long de l'année. Néanmoins, la végétation, de la fin du printemps jusqu'à l'automne, masque partiellement les ruines et ne facilitent guère les accès. Par temps de pluie, le sol est boueux et glissant.

Conseils

 Se munir d'un bâton en période de végétation haute et de chaussures adaptées.

Point de départ

 Depuis Massat, nous prenons la direction du col de Port (D618). Au col de Caugnous, nous tournons à droite afin d'atteindre le hameau de Cartou, terminus de la route. Nous garons alors notre voiture (petit parking - 880 m d'altitude).

  CARTE du circuit
Descriptif du circuit
(version 2 du 06/12/2009)
retrouvez plus d'informations sur la vallée de Massat sur le site
http://pagesperso-orange.fr/philippe.cabau
 
Point A
 0h00
880 m

 Parking de Cartou : nous prenons l'unique chemin qui part vers le sud-est, en légère descente.  Peu après, nous arrivons à un croisement.

Point B
0h01
875 m Croisement de Cartou :  nous laissons le chemin qui descend sur la droite (chemin par lequel s'effectuera le retour). Nous continuons ensuite tout droit, en descendant sur l'ancien chemin dit des moulins. Nous remarquons alors l'empierrement du sol qui évitait ainsi de marcher dans la boue. De chaque côté, le chemin est délimité par des murs de pierres. Un peu plus loin, sur notre trajet, nous laissons quelques maisons, parfois en ruine (hameau du Carré).  
Point C
0h06
835 m Ruisseau de Rivas : on le traverse sans aucune difficulté. Vous remarquerez que cet endroit avait été autrefois aménagé afin de pouvoir se rafraîchir et boire (fontaine). Sur notre droite, nous laissons le chemin qui descend et poursuivons jusqu'au ruisseau de Grabiel (une large pierre plate fait office de pont).
Point D
0h09
835 m  Moulins à farine de la Fargue : nous voici arrivés au premier point de notre parcours historique. Les deux maisons devant nous sont les anciens moulins à farine qui appartenaient aux seigneurs de Boussenac sous l'Ancien Régime. Ils existait depuis des temps immémoriaux. Ils furent vendus en 1787 à François Prat, négociant de Saurat (pays de Foix) par François-Charles de Rochechouart, alors seigneur de Boussenac (villages de Boussenac et de Lafitte).
Le premier moulin (le plus bas) avait deux meules alors que celui du haut n'en avait qu'une. Quelques traces de cette activité sont encore visibles. Appuyé sur l'un des murs du moulin du bas, on aperçoit un cercle en fer d'environ deux mètres de diamètre. Ce dernier servait à cercler les différentes pierres qui constituaient la meule. D'ailleurs, un bout de meule sert de marche d'escalier (moulin du bas). On devine également un canal par lequel s'écoulait l'eau. Ce dernier traversait les deux moulins.
Au dessus des deux habitations, vous remarquez les vestiges de l'ancien canal qui amenait autrefois l'eau de la Canadelle et dont la prise d'eau était située quelques 400 mètres en amont. Le canal ressemble à présent à un simple chemin creusé dans le sol.
Vers 1813, les deux moulins appartenaient à Jean-François Péricat, neveu de François Prat. En 1857, ils appartenaient à la veuve de Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret. Son mari était aubergiste et vivait à Rieuprégon (mot qui signifie le ruisseau profond). Ce personnage était très influent car il possédait une très grande fortune et bon nombre des moulins que nous allons visiter. Il employait les habitants de Boussenac pour les faire fonctionner. Son influence ne s'arrêtait pas aux limites de la commune de Boussenac. En effet, sur le plan politique, il était également Electeur sous la monarchie. Ce statut lui conférerait une certaine influence auprès des autorités départementales. Avec la Révolution de 1848, mettant un terme à la Royauté, son influence périclita. Il décéda peu après et sa femme hérita de ses biens.
De nos jours, les deux moulins ont été transformés en maison d'habitation.
Nous partons à présent sur notre droite, en direction du sud, en passant le canal de sortie de l'eau des moulins et en descendant le long de la rive gauche du ruisseau de Gabriel (Grabiel). Le chemin empierré est glissant à cause de la proximité du ruisseau. Peu avant de rejoindre le confluent avec la Canadelle, ne pas prendre le chemin qui s'infléchit sur la gauche, mais prendre une sente qui rejoint la rivière Canadelle, en allant sur la droite. Au niveau du confluent, traverser le ruisseau de Grabiel. On est alors au pied du moulin à scier.
Point E
0h15
825 m  Moulin à scier le bois de la Canadelle : vous remarquerez les ruines de l'ancien moulin qui était une scierie à une seule lame. Il fut construit entre 1853 et 1857 et appartenait en 1857 à la veuve de Pey-Jouan Claustre Barbanère dit Jougarret, dont nous avons déjà parlé. Nous continuons à présent jusqu'au haut lieu de l'industrie du fer (forge) de l'ancienne  seigneurie de Boussenac, en longeant la rive droite de la Canadelle.
La flèche jaune en bas de la photo indique le canal de sortie de l'eau qui entrait dans le moulin afin de mouvoir la machinerie de la scierie.
Point F
0h18
820 m  Ancienne forge de la Canadelle : le lieu est difficile à reconnaitre. Néanmoins, remarquez deux petits rus (vestiges du canal de sortie de l'eau de l'ancienne forge). Remarquez également le dénivelé (en face vous en tournant le dos à la rivière), qui servait de chute d'eau. Malgré la croyance des gens d'aujourd'hui, l'ancienne forge de la Canadelle n'est pas l'un des deux moulins de la Fargue (point D), mais bien cet endroit où les vestiges sont malheureusement peu visibles.  On en retrouve la trace dans un acte de dénombrement du 11 février 1540, dans lequel, le seigneur de Boussenac, François-Roger de Comminges-Bruniquel précisait qu'il possédait en cette seigneurie une ferrerie. Dans cette forge (farga en occitan, d'où le mot fargue), on transformait principalement le minerai de fer en lingots de fer. Pour cela, on utilisait du charbon de bois qui était fabriqué dans les forêts de la montagne de Péguère par les charbonniers de la vallée, si réputés. Cette forge était une forge dite à la catalane. Elle utilisait une trompe dans laquelle s'engouffrait l'eau qui aspirait en même temps de l'air. Cet air servait alors à souffler dans le foyer où étaient mélangés le minerai et le charbon de bois.
La forge appartint donc aux différents seigneurs de Boussenac. Elle fonctionnait toujours en 1778. Tout comme les deux moulins à farine que nous avons déjà visités (point D), elle fut vendue en 1787 à ce même François Prat, négociant de Saurat par François-Charles de Rochechouart, alors seigneur de Boussenac. Elle fut abandonnée vers 1800. Son neveu la récupéra, tout comme les deux moulins à farine précités. Dès 1813, il voulut la réhabiliter, mais il n'en restait alors que des ruines. Cependant, il réitéra sa demande en 1820 et obtint, en août 1823, une autorisation royale (Charles X) pour la reconstruire. Mais elle ne le fut pas et en 1826, alors acquise par les frères Berthoumieu de Toulouse, ces derniers demandèrent de transférer le droit de feu de Boussenac à Rabat les Trois Seigneurs. Une ordonnance royale du 26 août 1829 les y autorisa, tuant ainsi la forge de Boussenac dite de la Canadelle à jamais, après plus de cinq siècles d'activité. En 1862, elle n'était plus que ruines.
Nous continuons notre parcours en longeant la rive droite de la Canadelle, par un large chemin agréable. La rivière rafraîchit cette partie du trajet.
   
Point G
0h19
820 m   Pont de la Fargue : nous traversons une nouvelle fois le ruisseau de Rivas. Sur notre droite, remarquez un chemin empierré qui monte. Il rejoignait le pont de la Fargue, qui traversait alors la Canadelle (sur votre gauche). Autrefois dénommé la pontille de la forge, c'était un pont en bois qui permettait de poursuivre le chemin, rive gauche de la Canadelle. Il était donc à proximité de l'ancienne forge. Le seul vestige de ce pont encore présent est visible dans l'eau, rive droite de la Canadelle dans le prolongement du chemin empierré (pierre noire taillée en parallélépipède de 80 cm de long environ). Cette dernière devait servir de point d'appui.
Nous poursuivons le long de la rivière Canadelle dont le lit fait un S. Peu après, on aperçoit, sur l'autre rive le moulin de la Canadelle.
 
Point H
0h24
815 m  Moulin à farine et scierie de la Canadelle : les ruines sont encore imposantes. Les deux canaux de sortie de l'eau forment un long tunnel dans lequel il est possible de pénétrer sans problème. A l'intérieur, on se situe dans une salle d'où l'on peut ainsi apercevoir les pierres trouées du plafond par lesquelles passaient les axes des meules.
Le moulin était en partie construit en 1843 (sans autorisation) par Jean-Baptiste Piquemal dit Lagoueillat (meunier), alors propriétaire. En 1844,  il demanda officiellement la permission de le construire (moulin à farine à deux meules seulement). C'était un bâtiment à trois niveaux, auquel une grange était accolée. Il fut mis en activité en 1845, avant l'obtention des autorisations. En février 1846, par arrêté, la préfecture lui ordonna la mise en chômage et la destruction du barrage du moulin.
Piquemal était un ancien garçon meunier, employé par Pey-Jouan Claustres Barbanère dit Jougarret. Il voulut créer sa propre entreprise. Il fut dit à l'époque que le sieur Claustres usa de son influence pour interdire la construction de ce moulin. Néanmoins, le moulin fonctionna pendant toutes ces années. Piquemal fit une nouvelle demande en 1857 (car il avait confiance en l'Empire) pour maintenir son moulin à farine en activité, ainsi que la scierie qu'il avait construite (illégalement) depuis peu d'années (incluse dans la bâtisse du moulin à farine).
Nous continuons par le même chemin jusqu'au confluent avec le ruisseau de Cartou, où se situent les ruines du dernier moulin de notre ballade. Peu avant, nous remarquerons juste à quelques pas, sur notre gauche, les traces de l'ancien canal d'amenée d'eau, aujourd'hui comblé de terre et qui ressemble à un chemin parallèle à celui que nous suivons.
Point I
0h31
800 m  Moulin de Cartou : En 1847, Jean Claustre Barbanère dit Jougarret (à ne pas confondre avec Pey-Jouan Claustre Barbanère dit Jougarret, le propriétaire d'autres moulins sur la Canadelle) demanda l'autorisation de construire un moulin à farine à deux meules. Le moulin était déjà terminé en début d'année 1848 et fonctionnait toujours en 1857.
Nous sommes à présent au point le plus bas de notre circuit. Il ne nous reste plus qu'à remonter au hameau de Cartou. Pour cela, depuis le moulin, ne pas passer le pont en bois qui enjambe le ruisseau de Perlong. Le chemin du retour est juste quelques mètres avant le pont, et monte dans les sapins, rive gauche du ruisseau de Perlong.
Point J
0h35
835 m  Cascade : en montant, remarquer sur votre gauche, en contrebas, sur le ruisseau de Perlong, une jolie cascade de cinq à six mètres de hauteur.  C'est un ancien mur construit.
La pente dans la forêt est parfois soutenue mais ça ne dure pas très longtemps. On atteint alors les premières habitations du hameau de Cartou. Le chemin se faufile entre les maisons.
Point K
0h42
865 m  Croix de Cartou : vers le milieu du hameau, on passe devant une jolie croix récemment repeinte. Tout à côté, une ancienne grange a conservé ses anciennes boiseries. Il nous faut encore monter, avant de rejoindre l'intersection (point B). Nous virons alors à gauche pour rejoindre le parking (point A).
Point A
0h45
880 m  Parking de Cartou : fin de notre circuit.  
  VOS REMARQUES
 
(c) copyright 2010 - Philippe CABAU de Fauroune - version B du 06/12/2009

 

VERSION B en PDF
(à emporter sur le terrain)

(7 pages au format A4 en Paysage)


Si vous avez des questions ou des remarques sur ce trajet, n'hésitez pas à me contacter.

 

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Dernière modification : 12 mai 2017